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Le Sénégal a désormais 10 nouvelles variétés d’arachide. Elles devraient permettre d’augmenter de manière significative la production pour progressivement installer le pays dans le cercle des grands producteurs.

Le Sénégal entend regagner sa place dans le cercle fermé des grands producteurs d’arachide. Autant dire que la mission s’annonce difficile avec des rendements qui tournent autour du million de tonnes pendant que la Chine, l’Argentine etc. avoisinent les 20 millions de tonnes. Et pour rattraper le peloton de tête, le Sénégal vient de lancer 10 nouvelles variétés arachidières. L’objectif est de doubler la production dans les années à venir en tenant compte des spécificités climatiques et des exigences du marché mondial. Partant du constat que 67% de nos terres sont pauvres en matière organiques, 77% dégradés et sur plus de 80% des terres cultivées en arachide, des variétés qui datent de plus de 30 ans, l’Institut de recherche agricole (Isra) a mis en place 10 variétés. Taaru est la variété pionnière qui a été développée à partir d’un croisement avec la fleur 11. Après un mois de maturité physiologique, Taaru peut rester au champ intact. Elle produit jusqu’à 3,5 t/ha avec une production de fane de 6 t/ha. Sa teneur en huile est autour de 53%. Taaru affiche un taux de 75%  de conversion du rendement brut au rendement semence. «Elle est de type spanish ayant la dormance des graines fraîches, ce qui fait qu’elle est très adaptée aux zones sèches où à la fin de la saison des pluies est variable.» Son cycle de maturation est de 90 jours. Le Raw gadu est une variété productive avec une bonne stabilité de rendement ; par conséquent adaptée aux conditions de culture en zone sèche. Son rendement en gousse est de 2,5 t/ha. Sa teneur en huile est de 46%. Et son cycle de maturité reste à 90 jours. Le Rafeet car a pour sa part un rendement en gousse de 2,5 t/ha. Et sa teneur en huile avoisine les 48%. C’est une variété intéressante pour les zones sèches et particulièrement appropriée pour un système de culture intensif associant agriculture-élevage du fait de sa très bonne production de fane qui est de l’ordre de 3,5 t/ha. 90 jours, c’est son cycle de maturation. Le Yaakaar, comme le Rafeet car, est une variété intéressante pour les zones sèches et particulièrement appropriée pour un système de culture intensive associant agriculture-élevage du fait de sa très bonne production de fane qui est de 4 t/ha. Sa maturité est de 3 mois. Sa teneur en huile est de 48%. Le Tosset, contrairement aux autres, est une variété productive avec une grosseur de graine intéressante, valorisable en arachide de bouche. Son rendement en gousse est de 2,5 t/ha et sa teneur en huile 45%. Elle a un cycle de maturité de 90 jours. Amoul morom est productive et particulièrement adaptée au sud du bassin arachidier, au Sénégal oriental et à la basse Casamance. Cette variété a un cycle de maturité plus long avec 120 jours. Elle peut apporter jusqu’à 2,5 t/ha en gousse et sa teneur en huile est de 47%. Essamaye a les mêmes caractéristiques que Amoul morom, mais à la différence de cette dernière, elle a un cycle de maturation de 105 jours. La variété Sunugaal est adaptée à la sécheresse. Elle ne fait que 95 jours pour apporter 3t/ha. Idem pour le Kom Kom qui a un rendement de 2,5 t/ha pour une teneur en huile de 51%.
Il est à noter que la majeure partie des variétés d’arachide que le Sénégal utilisait n’apportait qu’en moyen 800 kg/ha. Avec ces 10 nouvelles variétés, le pays peut désormais voir grand.
mgaye@lequotidien.sn

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