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Une surface de 5 hectares où on peut découvrir les espèces végétales les plus représentatives du pays. C’est ce que l’administration des Eaux et forêts est en train de réaliser à travers l’arboretum de la forêt classée de Mbao. «L’ap­proche préconisée pour l’implantation de l’arboretum est d’avoir «le Sénégal en miniature», c’est-à-dire la mise en place d’espèces forestières représentatives des six zones écogéographiques du pays», mentionne la note de presse remise aux journalistes. La célébration de la Journée internationale des forêts a été l’occasion de présenter jeudi  le chantier en cours au ministre de l’Environne­ment  Mame Thierno Dieng et sa déléga­tion. Palmier de Mada­gascar, tulipier du Gabon, chêne de liège, frangipanier, tous plantés dans la zone internationale, se côtoient déjà dans cet espace aux espèces locales telles que le teck, le palmier à huile, le cerisier du Cayor.  «L’arboretum est un espace qui permet de mettre en place des espèces que nous avons à travers le pays. Le Sénégal a été divisé en 6 Zones écogéographiques (Zeg) et nous avons à travers cet arboretum implanter des espèces caractéristiques de ces 6 zones», a expliqué le chef de division de l’aménagement et des productions forestières,  colonel Mamadou Fall, faisant de l’arboretum un «support à l’éducation». «On n’a pas besoin aujourd’hui d’aller jusqu’au Sud du pays pour découvrir le toula kouna. L’arboretum est un outil à la disposition des enseignants et des étudiants, un support pour l’éducation et la formation», a-t-il illustré pour ce faire. Il a fait savoir qu’à terme, l’arboretum va endosser d’autres fonctionnalités. «Il est prévu la mise en place d’un herbier national. Nous avons aussi prévu de lâcher des pintades. De l’autre côté, un parc animalier où on va importer des espèces qui se trouvent à Bandia et ailleurs pour que les gens puissent venir visiter. L’idée c’est de conserver aussi bien la biodiversité végétale que la biodiversité  animale dans cet espace», a fait savoir le colonel des Eaux et forêts. «On est en train de combiner les fonctions de production, de conservation de la biodiversité, de récréation et d’éducation en maintenant les arbres, c’est ça qu’on est en train de mettre en place», a-t-il encore expliqué comme objectif général.
Assimilant la démarche comme à «contrepoids» pour décourager les velléités des promoteurs immobiliers, Cl Fall a réitéré la nécessité de préserver la forêt classée dont la superficie est passée de 805 à 722 hectares. «L’arboretum peut faire de la forêt classée un lieu de tourisme», a noté pour sa part Yatma Dièye, le représentant de l’Apix, entreprise partenaire dans la gestion de la forêt classée de Mbao. «Il ne pouvait y avoir meilleur cadre pour célébrer cette 6ème édition de la Journée internationale des forêts. Le choix est clairvoyant, nous sommes en plein cœur de la ville et le thème de cette année est ‘’ Forets et villes durables’’ », a relevé le ministre de l’Environ­nement. Mame Thierno Dieng a encouragé dans la voie de la préservation et du bon usage des ressources forestières du Sénégal dont les superficies des forêts et autres terres boisées s’élèvent à 13 millions  523 mille hectares. «Tout ce dont nous avons besoin est dans l’environnement. Il faut accroitre la prise de conscience pour pouvoir tirer le meilleur de nos forêts», a-t-il fait savoir. Dou alaabi waayé ala alaldji (ce n’est pas la forêt mais la richesse), a-t-il philosophé en ce sens.
abndiaye@lequotidien.sn

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