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L’historien et enseignant à l’Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (Ebad) de l’Ucad, Mbaye Thiam, était hier un des invités de l’émission Remue-ménage de la Rfm. Mbaye Thiam a livré ses sentiments sur l’affaire Khalifa Sall qui, selon lui, «n’est pas n’importe qui», notamment par sa qualité de maire de la capitale et de «la brêche qu’il avait ouverte en 2009 et qui avait permis de penser sérieusement que 2012 était possible, ainsi que sa fameuse déclaration de patrimoine alors que rien ne l’exigeait». Toutefois, l’archiviste souligne que «nonobstant le contexte qui peut prêter à des interprétations politiciennes, cette affaire doit arriver en justice». A travers «une lecture technique et scientifique de cette affaire», il estime qu’on «peut relever qu’il y a indubitablement du faux et usage de faux en écriture publique». Il rappelle que «si le document d’archives a une valeur informative, il a fondamentalement une valeur probatoire» et, par conséquent, «quand Khalifa Sall dit que tout le monde faisait cela avant, que même ses prédecesseurs sont partis avec les documents, cela prouve qu’il y a des délinquants qui ont géré la mairie de Dakar». Mbaye Thiam étaye son propos en «s’appuyant sur la loi d’archives 2006-19 du 30 novembre 2006 qui lève la loi de 1981 sur les archives». Dans son édition du samedi 25 et dimanche 26 février 2017, Le Quotidien, rapportait les propos suivants du maire de Dakar qui affirme qu’«il ne dévoilera jamais les noms des bénéficiaires de la caisse d’avance». «De 1920 à maintenant, il n’y a aucun document d’archives sur la gestion de ces fonds. Et tous les maires qui sont passés ont emporté les archives avec eux à la fin de leur mandat. Donc, il n’est pas question de faire exception à cette règle», avait déclaré Khalifa Sall, vendredi, à la Médina, lors d’un rassemble de soutien à Bamba Fall.
bdavid@lequotidien.sn  

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