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Le Président Macky Sall a reçu hier solennellement des mains de son homologue chinois, Xi Jinping, les clés de l’Arène nationale de lutte. C’est le dernier acte de la visite d’Etat du Président chinois au Sénégal. Reportage.

Vêtus de tee-shirts aux couleurs du pays, des bandeaux d’étoffes attachés à la taille, les lutteurs s’avancent en ligne sur le sable fin de l’arène. Ils évoluent au rythme des batteurs de tam-tam et des vivats du public. A la tête de la procession, l’ancienne gloire Balla Bèye 2 «Baboye» et le jeune Boy Niang 2 donnent le rythme.
Bakk et pas de danse s’entremêlent. Sortie des tribunes, la pépite des Parcelles Assainies, Modou Lô, saute sur le sable de l’arène. Ses premiers pas de danse sont accompagnés par les cris hystériques du parcimonieux public admis dans les travées. Il est vite rejoint par le précurseur de la lutte moderne au Sénégal, le champion Mohamed Ndao «Tyson». Chemise immaculée et cravate noire, le champion esquisse des pas de danse au plus grand bonheur du public. Menant la parade, l’ancien «Roi des arènes» amorce un mouvement d’ensemble en direction des Présidents chinois et sénégalais.
C’est par ce spectacle que les lutteurs ont marqué la cérémonie de remise des clés de l’Arène nationale au Président Macky Sall par le Président Xi Jinping. Ce projet, réalisé par une entreprise chinoise, permet ainsi au sport traditionnel sénégalais de disposer d’une infrastructure de 20 000 places d’un coût global de 32 milliards de francs Cfa.

«La démonstration du savoir-faire de la Chine»
Pour le ministre des Sports, Matar Ba, «la réalisation de ce joyau moderne et polyvalent en 28 mois est la démonstration du savoir-faire et de la rigueur dans le travail de la Chine». Construite sur une superficie de 7 ha, l’Arène nationale offre un espace d’épanouissement à d’autres sports comme la boxe et l’haltérophilie. Elle comporte également des espaces culturels, le tout dans une architecture «qui se veut une refonte des complexes sportifs traditionnels dans un paysage aquatique vert et reposant», explique une brochure. Dans les travées de l’arène, des banderoles portent l’inscription suivante : «Ecrire un nouveau chapitre dans l’amitié sino-sénégalaise, dans l’esprit de sincérité et de pragmatisme.»
«Les lutteurs ont toujours rêvé d’une Arène nationale», souligne le ministre des Sports, en saluant l’apport de la Chine dans la réalisation d’infrastructures sportives dans le pays depuis le stade de l’Amitié, devenu Léopold Sédar Senghor, jusqu’à ce joyau tout neuf.
mamewoury@lequotidien.sn

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