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L’Ong Femmes Africa solidarité a tenu son dernier atelier de formation du personnel des missions de maintien de la paix sur la prévention et la lutte contre les abus sexuels. A travers sa campagne «Zéro abus», elle compte combattre les exploitations et les abus sexuels subis par les femmes dans les zones de conflit.

L’Ong Femmes Africa solidarité a organisé une session d’appropriation à l’endroit des Forces de défense et de sécurité. Elle entre dans le cadre de la clôture du projet pilote au Sénégal portant sur «la formation du personnel des missions de maintien de la paix sur la prévention et la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels». Partant du fait qu’au cours de 2016, l’Onu a recensé 44 accusations d’abus sexuels qui auraient été commis par des casques bleus, l’Ong a lancé ces formations pour sensibiliser sur ces questions. C’est aussi pour combattre l’impunité que l’Ong a décidé de lancer la campagne «Zéro abus» dans la sous-région. Selon l’envoyée spéciale de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, «Zéro abus» est une campagne lancée avec le gouvernement du Sénégal et surtout avec les Forces de défense de sécurité du pays. D’après Bineta Diop, «le Sénégal a l’éthique, mais il a besoin également dans les autres opérations de maintien de paix de donner l’exemple. Je crois que le but des formations qui ont eu lieu en commençant par Dakar, Thiès, Kaolack et Saint-Louis, c’était d’imprégner les corps de défense qui sont sur le terrain, leur donner les outils et les mettre en application. Parce que, je crois que le Sénégal a une Armée professionnelle», a-t-elle dit. Mais pour Mme Diop, «Zéro abus» veut dire que même un seul cas ne peut être toléré. Lors de cette rencontre, elle a précisé qu’il s’agissait de répliquer cette formation pour qu’elle fasse «tache d’huile» dans la zone de la Cedeao.
Tout en encourageant les enquêtes menées par l’Onu sur ces abus, l’envoyée spéciale de l’Ua demande des sanctions contre les personnes impliquées, mais aussi contre les pays auxquels ils appartiennent. «Nous ne voulons plus de cas», a-t-elle appelé. Poursuivant ses propos, elle souligne que «le Sénégal est réellement à l’avant-garde pour prévenir et faire en sorte que notre Armée continue d’être ce qu’elle est en ce moment, une Armée reconnue professionnellement». Quant au sous-chef des ressources humaines de l’état-major général des Armées, colonel Mamadou Guèye, il a soutenu que «notre pays est le septième contributeur de troupes dans le monde. Par conséquent, nous avons un rôle moteur à jouer dans ce vaste programme». Selon lui, il doit permettre «de moraliser les interventions, mais également les missions de maintien de la paix auxquelles les Forces de défense et de sécurité participent». Selon le colonel Guèye, plus de 125 militaires, gendarmes et policiers ont été déjà formés. Et parmi eux, il y a des formateurs qui vont passer le relais au niveau des centres de formation militaire. «Nous avons au niveau de nos états-majors mis en place des bureaux ‘’Genre’’ qui s’occupent exclusivement de cette question d’exploitation et des abus sexuels. C’est pourquoi nous l’avons prise à bras-le-corps et l’avons inscrite parmi les programmes prioritaires qui sont au-devant des plans d’action de nos chefs hiérarchiques», a-t-il dit.

Stagiaire

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