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L’arrestation de trois présumés djihadistes par la police montre l’efficacité du système de renseignement pour prévenir les menaces terroristes.

Ce n’est pas mal. La Police nationale, qui a de grandes oreilles, a fait crasher les présumés djihadistes qui essaient de passer entre les mailles des filets. Après les 3 supposés terroristes maliens qui seraient impliqués dans le sanglant attentat de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, la Police nationale a arrêté à Dakar un ressortissant nigérian et deux Marocains soupçonnés de terrorisme. Il s’agit là d’un succès obtenu grâce à l’efficacité du service de renseignement mis en place. Selon la police, ces hommes se trouvent dans la base de données d’Interpol. Dans son communiqué, elle indique que ce sont les hommes du commissariat du Point E qui «ont interpellé, le lundi 1er avril 2017, aux environs de 14h 42 minutes, un ressortissant nigérian, connu des services de renseignements dudit pays pour terrorisme». Le présumé terroriste, «ancien étudiant en informatique au Ni­geria, sans emploi, domicilié aux Parcelles Assainies sans autres précisions, a été arrêté dès sa sortie de l’ambassade du Nigeria à Fann (….)». «L’in­dividu était en provenance de la Mauritanie où il a séjourné des mois», selon la police qui ajoute que «le suspect serait à Dakar dans le seul but de recruter des terroristes pour le compte de Boko haram», la franchise de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest qui déstabilise le Nigeria. Dans ce cadre, les flics ont saisi le chef du Bcn-Interpol «pour des vérifications auprès de son homologue nigérian».
En vérité, cette info cache aussi l’arrestation le 29 mars à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar de deux ressortissants marocains «supposés liés à l’Etat islamique». Lesquels qui venaient de Turquie «où ils étaient dans un camp de réfugiés recueillant en majorité des Syriens ont déclaré jeter leur dévolu sur le Sénégal en raison du calme, de la tranquillité et de sa proximité avec le Maroc».  Le procureur de la République qui a été avisé a ordonné la poursuite des enquêtes qui peuvent durer plusieurs jours.
Aujourd’hui, ils sont une dizaine de présumés terroristes à se retrouver derrière les barreaux grâce à l’efficacité du système de renseignement de la Police et de la Gendarmerie nationales.

bsakho@lequotidien.sn

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