PARTAGER

C’est un air d’apaisement qui a soufflé hier pour les membres de la coalition Idy2019. Poursuivis pour attroupement non armé après le scrutin du 24 février, ils ont tous été relaxés.

Des militants de Idrissa Seck ont comparu hier devant le Tribunal des flagrants délits. Il s’agissait de Ndèye Bigué Silor Sarr, Amérine Ngom, Abdou­rahmane Diallo, Amath Thiam, Amadou Coumba Torodo Bathily, Binta Maye et Malamine Fall. Ces membres de la coalition Idy2019 étaient poursuivis pour participation à un attroupement non armé. Des faits qu’ils ont tous niés avant d’être renvoyés des fins de la poursuite. Pour certains, ils ont été interpellés devant le siège de Bokk gis gis où ils étaient venus prendre part à une conférence de presse. Pour d’autres, c’est à l’intérieur du siège qu’ils ont été arrêtés par les hommes en bleu. A la question du juge de savoir s’ils n’avaient pas reçu de sommation, les prévenus ont répondu à l’unanimité par la négative.
Face à de telles dénégations, la représentante du Parquet s’est rapportée à la sagesse du Tribunal. Et c’est au tour des avocats de faire le procès de Macky Sall et de son régime. «On n’accepte pas la contestation des résultats qui est un droit élémentaire. On ne peut pas trouver des gens en train de faire un point de presse pour les brutaliser. La démocratie et les libertés ont reculé dans ce pays», a regretté la défense qui a demandé de les renvoyer des fins de la poursuite. Me Aly Fall trouve qu’il n’y a pas de faits qu’on peut imputer aux prévenus. Il ne s’explique pas que «des femmes armées de casseroles et de cuillères puissent faire face à des gendarmes armés de matraques et de grenades qui les embarquent sans sommation». Esti­mant qu’il n’y a pas de faits et de qualifications, la défense a plaidé le renvoi des fins de la poursuite. Un conseil suivi par le juge qui a relaxé tous les prévenus.

Poursuivi pour appel au soulèvement : Le colonel Abdourahmane Kébé sous contrôle judiciaire

L’appel au dialogue et à la paix lancé par le président de la République hier semble être entendu par le Tribunal qui a libéré le secrétaire national chargé de la défense du parti Rewmi. Le colonel Abdourahmane Kébé, arrêté dimanche dernier à Saint-Louis pour appel au soulèvement, a été libéré hier, après deux jours de garde à vue. Mais il a été placé sous contrôle judiciaire.

justin@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here