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Sadikh Niass, Sg par intérim de la Raddho.

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a qualifié la démission du Président malien de «forcée». Et demande la libération immédiate de IBK.

«Un changement anticonstitutionnel de gouvernement.» C’est en ces termes que la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a qualifié ce qui s’est passé au Mali. Et parle de démission «forcée» de Ibrahim Boubacar Keita. Dans un communiqué, la Raddho explique que «cette démission «forcée» du président de la République démocratiquement élu et la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement s’apparentent à un changement anticonstitutionnel de gouvernement au Mali. Cette situation plonge le Mali dans une situation d’incertitude politique qui risque de rendre la résolution de la crise du nord plus difficile et de compliquer davantage la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 qui sévit actuellement dans le pays».
Par conséquent, elle «condamne fermement le coup de force perpétré par les militaires dont le rôle est de défendre l’intégrité territoriale du Mali et non de s’immiscer dans la gestion des affaires politiques». Sadikh Niass et ses camarades demandent également «aux auteurs de ce coup de force de libérer immédiatement le Président démissionnaire Ibrahim Boubacar Keïta et toutes les autres autorités qu’ils détiennent et de veiller sur la sécurité des Maliens et de tous les étrangers vivant au Mali».
La Raddho exige aussi «le retour à un ordre constitutionnel et la restitution du pouvoir aux civils conformément aux engagements souscrits dans le cadre de la Cedeao et de l’Union africaine». L’Organisation demande «aux responsables gouvernementaux de tout mettre en œuvre pour que la vérité sur les crimes commis les 10 et 12 juillet 2020 soit connue et que leurs auteurs soient attraits devant les tribunaux pour répondre de leurs actes ; à la Cedeao, à l’Union africaine et à l’Onu de travailler pour un retour rapide à l’ordre civil et constitutionnel dans la paix et le respect des accords signés par les autorités maliennes».

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