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Le parti Rewmi considère l’arrêt rendu par la Cour de justice de la Cedeao vendredi, dans l’affaire Khalifa Sall, comme un «camouflet» au Président Macky Sall. Idrissa Seck et ses camarades appellent en conséquence le chef de l’Etat à «libérer» le député-maire de Dakar en se basant sur le caractère contraignant de l’arrêt sur les Etats membres de la Cedeao. Dans un communiqué, les Rewmistes exigent de l’Etat une «attitude de responsabilité et de dignité» en lieu et place des «justifications laborieuses et infondées» du ministre de la Justice pour qui cet arrêt «ne remet pas substantiellement en cause la quintessence de la décision rendue par les juges nationaux».
Rewmi de charger Ismaïla Madior Fall : «S’il lui restait encore la dignité de reprendre sa liberté scientifique de Professeur reconnu, il serait le premier à reconnaître qu’en droit pénal, la forme a autant d’importance que le fond. Que dans ce dossier, les violations graves des droits de la défense, notamment de la présomption d’innocence, de l’immunité parlementaire et de l’assistance par un conseil, relevées par cette Cour impartiale devraient se traduire par l’abandon de toutes les charges contre Khalifa Sall et consorts.» Ce parti d’opposition s’étonne que le ministre de la Justice puisse «méconnaître que les révisions apportées par le Protocole additionnel de 2005 relatif à la Cour de justice de la Cedeao ont renforcé les compétences de celle-ci qui peut désormais statuer légitimement en cas de saisine pour violation des droits de l’Homme commise dans un Etat membre sans attendre l’épuisement des procédures internes».
bgdiop@lequotidien.sn

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