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Dakar dem dikk (de 110 à 80 voyageurs au maximum), les bus tata (de 50 à 40 places) et interdiction de places debout dans les véhicules «Ndiaga Ndiaye» et «Cars rapides»… C’est la trouvaille du gouvernement pour endiguer le Covid-19 dans les moyens de transport en commun.

L’incongruité est quasi flagrante : pourquoi instaurer un couvre-feu alors que les mo­yens de transport grouillent de monde dans ce contexte de deuxième vague du Covid-19 ? Le ministre des Infras­tructures, des transports terrestres et du désenclavement a tenté de réagir hier, lors de la conférence de presse du gouvernement. Mansour Faye est venu partager l’arrêté du 7 janvier 2021 dont les principales mesures portent sur la diminution du nombre de places autorisées dans les véhicules de transport public et privé. Pour les autobus Dakar dem dikk, les places passent de 110 à 80 occupées au maximum. Par rapport aux minibus Tata exploités par l’Association de financement des transports urbains (Actu), un maximum de 40 places, non compris le personnel de bord, est admis sur 50 places disponibles. Il s’agit, selon Mansour Faye, de 30 places assises et 10 places debout. «Ces types de transport sont délestés de 30% de leur capacité maximale», évalue le ministre. Dans les autocars comme les «Ndiaga Ndiaye» et les «cars rapides», il n’y a presque pas de changements puisque seulement «les places debout sont interdites».
L’arrêté du ministre des Transports précise aussi que le port correct du masque est obligatoire pour toutes les personnes à bord des moyens de transport public et privé «dès que leur nombre est supérieur à un». De plus, les entrées et sorties dans les gares et garages urbains se font dans le respect des mesures d’hygiène et de sécurité arrêtées par le ministère de la Santé. Les transporteurs sont également tenus de nettoyer leurs véhicules à l’intérieur comme à l’extérieur au moins une fois par jour. Ils doivent aussi fournir à leur personnel des masques et produits désinfectants pour les mains. «Tout manquement sera puni conformément aux lois et règlements en vigueur», prévient l’arrêté ministériel. «Ces mesures ont été prises de concert avec les acteurs du transport en tenant compte des impératifs non seulement sanitaires, mais aussi économiques puisqu’il ne faudrait pas que ces transporteurs fonctionnent à perte», souligne Mansour Faye. Le ministre des Trans­ports signale aussi que les frontières terrestres ne sont pas fermées, de même le transport interurbain. Mais, nuance-t-il, ce n’est pas une perspective exclue si l’évolution de la pandémie l’impose.

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