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A l’occasion de la Journée internationale de la femme, la résidence Charles sise aux Almadies abrite depuis hier une exposition dont le thème est «Femmes, sources de vie». Organisée par l’artiste-peintre, Oriana Moussali, cette exposition a pour but de «célébrer la femme et la culture» et «de les encourager à définir elles-mêmes leur féminité».

De nationalité sénégalaise et  de parents syrien et français, Oriana Moussali constate que ce sont les artistes hommes en majorité «qui rendent hommage aux femmes à travers leurs œuvres d’art». «En fouillant dans la collection café des arts, je me suis rendu compte que c’est la majorité des hommes qui rendent hommage aux femmes. Je suis touchée par ce respect-là vis à vis de la femme. La femme est admirée. Souvent les artistes posent un regard trop doux sur elles», fait remarquer Oriana Moussali hier au cours du vernissage de son exposition intitulée : «Femmes, sources de vie» dans le cadre de la Journée internationale de la femme célébrée hier.
Reconnaissant que peu de femmes s’impliquent dans la production artistique pour rendre hommage à leurs concitoyennes, Oria­na Mous­sali souhaite que la donne change, encourageant les femmes à suivre ses pas. «Ça reste encore discret. Si les femmes peignent, elles vont elles-mêmes dire ce qu’elles sont. C’est comme dans les romans, la majorité des romans qui parlent des femmes, ce sont les hommes qui les ont écrits. Il n’y a mieux que la femme pour connaître qui est la femme. Je trouve qu’elles le disent pour être en harmonie avec la société», indique celle qui a trouvé pertinent d’organiser cette exposition, dont la clôture est prévue dimanche.
En jetant un coup d’œil sur les archives du Café des arts qui était géré par ses parents, son exposition constitue «une sélection d’œuvres aux mille éclats sous les pinceaux d’artistes pour rendre hommage à la femme». «Parmi ces artistes, l’on peut citer  Kré Mbaye, Diatta Seck, qui ne sont plus de ce monde, Sini Mbaye, Al Guèye, Khalifa Guèye, El Hadji Mboup qui a sculpté Senghor, Pape Dudu, Sibulu et des artistes étrangers comme l’Ivoirien Iridi pour ne citer que ceux-là», se souvient-elle.
Agée de 25 ans et tenant sa passion de l’art de ses parents, souligne-t-elle, Oriana Moussali de souligner que les tableaux qui tapissent son exposition «sont marqués par un certain dynamisme pour montrer que la vie est vie». «Contri­buant à la stabilité du monde, la femme se démultiplie», selon elle, «pour entretenir son mari, sa famille et son entourage».
ambodji@lequotidien.sn

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