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En partenariat avec l’Ong Compatible technology international (Cti), le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) et le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) viennent d’initier une vingtaine d’artisans aux techniques d’assemblage et de réparation de la version 3 de la batteuse manuelle à mil.

Les techniques d’assemblage et de réparation de la version 3 de la batteuse manuelle à mil ne sont plus un secret pour un groupe de 20 artisans grâce au Projet de diffusion à grande échelle d’une technologie de battage manuel du mil pour la réduction des pertes post-récoltes, du temps de travail et de l’amélioration de la qualité des grains au niveau du bassin arachidier et de la zone de Niayes.
Porté par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) et ses partenaires, le projet travaille à diffuser à grande échelle cette technologie de battage manuel au niveau de 3 600 producteurs localisés au niveau de 6 régions du bassin arachidier et de la zone des Niayes. Il s’agit des régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Thiès et Louga.
La pertinence d’une telle démarche résidant, selon le point focal du Projet battage manuel, Bocar Wade, dans le fait que les opérations post-récoltes sont généralement faites par les femmes qui utilisent encore les méthodes traditionnelles, à savoir un mortier et un pilon, ou les grandes batteuses mécaniques. Lesquelles méthodes demandent beaucoup d’efforts et d’énormes pertes sont subies ; d’où l’idée, explique M. Wade de l’Ong américaine Compatible technology international (Cti), de travailler sur une machine mécanique opérable manuellement pour réduire la corvée des femmes, les pertes post-récoltes et améliorer la qualité des graines.
Pour une large diffusion et une amélioration de ladite technologie, Cti a noué un partenariat avec la direction de zone du bassin arachidier sud de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). Lequel partenariat a abouti à l’élaboration du projet financé par le Fnraa à hauteur de 250 millions de francs Cfa, estime M. Wade. Et ce dernier dire que la mise en œuvre du projet dans sa phase de recherche adaptative a permis de tester 50 batteuses dans 25 communes et de développer une troisième version de la batteuse à mil, suite aux observations des utilisateurs. Mais aussi d’impliquer un artisan local pour la fabrication de la machine et la formation des artisans locaux. Ainsi, 152 ont été assemblées et livrées dans 150 villages des 6 régions ciblées par l’entreprise de construction mécanique «Pène et fils».
Bocar Wade fait remarquer que 25 ateliers de formation des formateurs sur l’utilisation et les réglages simples ont été organisés. Lesquelles rencontres ont impliqué 65 artisans basés dans les zones de diffusion. Et durant ces ateliers, ils ont souhaité, vu l’enclavement des villages ciblés pour la diffusion à grande échelle, d’être rapprochés des services de maintenance et de réparation pour garantir une bonne utilisation de la machine ; d’où l’organisation de l’atelier de Thiès pour renforcer les capacités des artisans locaux dans l’assemblage et la réparation de la batteuse manuelle à mil. «Notre objectif dans le cadre de ce projet c’est que ces machines soient disséminées pour toucher l’ensemble des villages du bassin arachidier. Pour cela, il faut qu’on ait une équipe dynamique  d’artisans qui vont nous accompagner dans la réalisation des machines, mais également dans le suivi technique de ces machines pour ainsi assurer la pérennisation du projet en milieu rural».
Pour sa part, Alioune Ndiaye, directeur pays de Cti, souligne que ce programme vise à régler les problèmes post-récoltes des petits producteurs et principalement des femmes. C’est dire que le projet va introduire des outils qui vont aider les femmes à réduire les corvées et leur temps de travail, mais surtout leur permettre de travailler dans une activité génératrice de revenus pour lutter contre la pauvreté et assurer une sécurité alimentaire.

nfniang@lequotidien.sn

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