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La Direction de l’apprentissage et l’Unité de suivi et de coordination des projets du ministère de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat a signé, hier, avec les maîtres d’apprentissage de la ville de Thiès, une convention pour la formalisation de leur secteur d’activités à travers la formation technique et la formation en approche par les compétences des apprentis artisans pour une durée de 3 ans.

Par Ndèye Fatou NIANG ( Correspondante) – Enrôlés dans le dispositif de l’apprentissage rénové, développé par le ministère de la For­mation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat, les maîtres d’apprentissage de la région de Thiès, ont signé, hier, avec ledit ministère, une convention pour formaliser leur secteur. Une convention qui cible à Thiès, 171 maîtres d’apprentissage et plus de 800 apprentis artisans, selon Mbaye Sène, coordonnateur de l’Unité de suivi et de coordination des projets du ministère de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat. «Ce qui est important dans ce dispositif, c’est que pour la première fois quelqu’un qui a fait 5 ans, voire 10 ans d’expériences dans un atelier va pouvoir valoriser son métier avec un diplôme obtenu par la validation des acquis de l’expérience», explique-t-il. Ja­dis, souligne M. Sène, «on avait des doyens qui avaient fait 20 ans, certains 30 ans d’expériences, parce qu’ils n’étaient pas passés par le dispositif classique de formation. Ces derniers n’ont pas pu brandir un diplôme ou une attestation qui prouve qu’ils ont une certaine technicité dans leur métier et c’est ce que le ministère de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat veut corriger. Partout où on aura les signatures de conventions, formation technique et formation en ap­proche par les compétences, il y’aura des sessions de validation des acquis de l’expérience pour prendre en compte non seulement les maîtres d’apprentissage, mais également les apprenants, qui auront montré une certaine technicité qui leur permet d’avoir le diplôme».

Tous les corps de métier concernés
Ce projet indique Mbaye Sène, est la suite de la phase expérimentale financée par l’Agence française de développement (Afd) et l’Etat du Sénégal et en 2009, a abouti à la certification pour la première fois en Afrique de l’Ouest des jeunes du secteur informel. «L’Etat du Sénégal, après la phase expérimentale, a pris le relais. Le projet a pour objectif de couvrir l’ensemble du territoire national avec tous les corps de métier des différents maîtres d’apprentissage…», a fait savoir M. Sène. S’agissant des corps de métier ciblés, le coordonnateur de l’Unité de suivi et de coordination des projets du ministère de la Formation professionnelle, explique que, «c’est diversifié d’une région à une autre compte tenu des corps de métier qui sont plus ou moins développés. C’est une innovation de taille, puisque dans la phase expérimentale nous n’avions que trois corps de métiers. Il s’agit des travaux publics, l’habillement et la mécanique. Sur ins­truction des autorités, nous a­vons étendu le dispositif à tous les corps de métiers», soutient Mbaye Séne, qui souligne que «le président de la République a fortement insisté pour que dans la commande publique qu’il y  ait la présence forte de l’artisanat sénégalais. Et pour être compétitif, bien évidemment, il faut être formé. Egalement faut-t-il dis­poser  des outils nécessaires pour faire un bon travail. C’est la raison pour laquelle dans la phase d’acquisition de matériel en appui aux maîtres d’apprentissage l’Etat a consenti un certain volume financier pour les aider à acquérir le matériel».
Pour sa part, l’Inspectrice d’académie de Thiès, Mme Kha­didiatou Diallo, qui a présidé la rencontre, renseigne que c’est un long processus qui vient d’aboutir aujourd’hui. Une convention, qui va permettre de l’avis de Mme Diallo, aux maîtres de former leurs apprentis, selon les normes. «Ils seront suivis et injectés après dans le formel. Ce qui veut dire que l’inspection d’académie aura un droit de regard et de suivi par rapport à tout ce qui se fera dans les ateliers. Donc c’est une très bonne chose pour notre système», ajoute l’inspectrice.  Embouchant la même trompette, Alassane Sy, secrétaire général des artisans du métal de la région de Thiès, estime que c’est un acquis, d’autant que les artisans l’attendaient depuis longtemps.
nfniang@lequotidien.sn

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