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La pandémie a bouleversé beaucoup de rendez-vous culturels dans le pays. Prévu en avril dernier, le Festival Djaram’Art, organisé par l’artiste Patricia Gomis à Ndayane, a dû être repoussé en décembre pour finalement se tenir sur Facebook. Les mesures de restriction édictées par les autorités sont passées par-là.

Le festival Djaram’Art devait tenir sa 6e édition en avril dernier. Mais la pandémie du Covid-19 et les mesures de restriction édictées par les autorités ont obligé son report et sa tenue en décembre. C’est ainsi qu’il avait été programmé du 18 au 22 décembre à Ndayanne et à l’Institut français de Dakar. «Beaucoup de groupes devaient venir du Canada, de la France, de certains pays africains. Finale­ment, le programme a été revu à la baisse à cause des restrictions liées à la pandémie du Covid-19», informe Patricia Gomis, directrice du festival Djaram’Arts, qui a été obligée de changer à deux reprises le programme initial. «Après l’arrêté du 10 décembre, il y a eu un premier changement. Nous avions décidé de supprimer les spectacles de rue et de tout programmer en salle», ajoute la directrice du festival qui souligne que «face au refus des autorités, nous avons donc fait un festival virtuel». «Au total, seules les compagnies du Togo, du Bénin, du Canada et du Burkina Faso sont venues», indique Mme Gomis qui renseigne que le festival a dû s’adapter aux restrictions liées à la pandémie et qui interdisent le rassemblement pour faire 3 spectacles en live sur Facebook. «On a fait un spectacle pour les internautes le dimanche, un autre spectacle au Village pilote pour les enfants en rupture familiale et sociale et un dernier pour les enfants de l’école du Dialaw au pôle culturel Djaram’Art», informe Mme Gomis qui souligne également que si le festival a pu se tenir cette année, c’est grâce à l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) qui a payé 9 billets d’avion pour faire venir les artistes du Togo.
Le festival se tient tous les deux ans et est un spectacle jeune public qui programme du théâtre, de la marionnette, du cirque, des clowns, des échasses, un marché local pour les produits bio, des courses de pirogues et d’ânes. «Sur la page Facebook, le festival a atteint plus de 15 mille personnes avec plus de 8 000 vues pour trois directes de 1h», se sont réjouis les organisateurs qui ont vu la participation de la compagnie Afouma du Togo, du Cirque de Cotonou et des spectacles venus du Canada. «Du coup, on a fait une représentation virtuelle à Diarama avec du cirque, des jonglages et des clowns», listent les initiateurs de ce festival dont le thème de cette année était «Quel environnement pour demain». L’Association Djaram’Art œuvre sur trois niveaux. Le premier, c’est un complexe culturel, le deuxième est l’éducation avec l’école du Dialaw et le 3ème, c’est l’agro-écologie avec des formations. Ce projet dénommé Yakaar permet de réinsérer les jeunes filles non scolarisées à travers les arts du cirque et du clown. Après l’édition 2020 et ses péripéties, les organisateurs donnent rendez-vous en 2022 pour la prochaine édition du festival Djaram’Arts.
ambodji@lequotidien.sn

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