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Le drame s’est noué il y a deux mois. Les faits remontent au dimanche 4 octobre 2020, deux jours avant le grand Magal de Touba. Ce jour-là, Fatimata Ndione dite Yacine, amie de Josée Christiane Tilmans, raconte que cette dernière l’a appelée pour la supplier de venir à son secours au niveau du domicile conjugal. Mais à l’arrivée de l’amie au quartier Thiès-Nones où vivait la défunte, la porte de la maison était déjà fermée. Ses nombreuses tentatives pour la joindre sur son téléphone portable ont été vaines. Soupçonnant une situation grave qui pourrait arriver à la ressortissante belge, elle est allée alerter le Commissariat central de Thiès qui a aussitôt commencé à mener ses investigations, une première étape marquée par l’audition de plusieurs personnes. Deux mois après, plus précisément le lundi 7 décembre 2020, constatant que l’enquête n’évoluait pas, abbé Alain Maurice s’en est ouvert à la Section de recherches de Dakar pour déclarer la disparition de la dame. C’est ainsi que des pandores ont pris l’enquête en main. Ce qui a abouti à l’arrestation de Alassane Sarr. Avouant le meurtre, il a expliqué devant les enquêteurs que la ressortissante belge l’a appelé au téléphone ce fameux jour pour lui réclamer les clés de son coffre-fort où elle gardait l’argent et les papiers administratifs de ses biens mobiliers et immobiliers. Il a par ailleurs soutenu que la dame a raccroché aussitôt après qu’il a répondu par la négative et il est automatiquement revenu à la maison, pour la trouver dans sa chambre. Il s’en est suivi une dispute conjugale au cours de laquelle le mari soutient que son épouse belge lui a asséné un coup de pilon sur la tête et il a rétorqué par un coup de tête qui a été fatal. Constant qu’elle était décédée, il a refermé la porte à clé pour aller retrouver sa première femme, en l’occurrence Sokhna Rokhaya Sène. Cette dernière, après avoir entendu les cris à partir de la chambre où se trouvait le couple et provenait même le bruit des coups, lui a même demandé si la Belge était morte. Le mari a répondu par la négative avant de lui donner 15 mille F Cfa, lui demandant séance tenante d’aller à Mbour voir sa mère qui était malade. Mis devant le fait accompli, l’accusé a accepté avant d’indiquer le lieu où il a enterré le corps. C’est au village Dakhar Mbaye, dans la maison familiale en construction. Mais selon le procureur, jusqu’à présent, il refuse de donner la nature de l’objet utilisé pour accomplir le forfait. Pour y voir plus clair, le corps de la dame a été exhumé et soumis à l’examen d’un médecin légiste à l’hôpital Aristide Le Dantec après que le directeur de l’hôpital a été saisi d’une réquisition aux fins d’autopsie.

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