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Un groupe parlementaire des non-inscrits pourrait voir le jour. C’est un plaidoyer fait hier, lors du vote de la proposition de loi portant modification du Règlement intérieur. Une idée bien accueillie, même si certains trouvent un bémol dans le nombre de 10 députés pour constituer un groupe.

Un groupe parlementaire des non-inscrits à l’Assemblée nationale. L’idée a été agitée hier, lors des débats portant examen de la proposition de loi organique n° 12-2019, modifiant et complétant la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002 modifiée, portant Règle­ment intérieur de l’Assemblée nationale. Une proposition adoptée d’ailleurs à l’unanimité. En effet, après avoir mené le plaidoyer devant le groupe de travail sur cette loi, les non-inscrits Malick Guèye et Aïda Mbodji ont réitéré leur demande devant le président Moustapha Niasse et leurs collègues. «Nous pensons que ce 3ème groupe parlementaire que nous voulons faire ne sera qu’un outil de travail pour nous parce qu’on n’a pas cette affinité en tant qu’opposition politique. Mais ça nous permettra de participer pleinement dans le travail parlementaire (…). Je pense que les députés de la majorité comprendront que ce 3ème groupe parlementaire ne peut pas être un groupe d’opposition parce qu’il y a des députés de l’opposition qui sont dans ce groupe-là, mais aussi d’autres qui sont apparentés à Benno bokk yaakaar. Donc, c’est un groupe de travail qui nous permettra certainement, dans la représentation, de travailler efficacement pour le fonctionnement de l’Assemblée nationale», a rassuré Malick Guèye. Leur requête, selon Aïda Mbodji, c’est «pour effectivement reconsidérer la situation des non-inscrits». D’après elle, l’Assemblée doit profiter de l’expertise des profils des non-inscrits. Sinon «si elle laisse en rade les non-inscrits, c’est elle qui en perdrait».
Le député Abdoulaye Makhtar Diop pense qu’«il est parfaitement opportun, au nom de l’expérience que nous avons vécue ensemble, de permettre la création d’un groupe des non-inscrits». «Je partage cette proposition, mais mon intervention porte sur le quantum. Porter à 10 le nombre de députés requis pour former un groupe parlementaire, je suis entièrement d’accord. Mais là où il y a problème, c’est autoriser la création de groupe politique. Proposer la création de groupe parlementaire des non-inscrits avec toujours le même nombre peut ouvrir la possibilité de création d’autres groupes de non-inscrits. Il ne faut pas tomber dans la démagogie parlementaire», a-t-il indiqué.
La question pourrait être bouclée avant le 30 avril 2020 dans la seconde génération de réformes du Règlement intérieur. A l’image des autres questions comme les sanctions plus précises dans le Règlement intérieur contre le manque de respect à l’encontre du président de l’Assemblée nationale, les scènes de violence verbale ou physique au sein de l’Hémicycle, les retards répétitifs et non justifiés ainsi que l’absentéisme.

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