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«A partir de la semaine prochaine, toutes les compagnies vont continuer à faire le fret à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Il n’y a aucun problème dans le traitement des vols à Aibd.» L’assurance est de la ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires. Maïmouna Ndoye Seck était samedi, à l’Assemblée nationale pour le vote du budget de son ministère qui s’élève à 9 milliards 643 millions 337 mille 880 francs Cfa.

Maïmouna Ndoye Seck a profité de son face à face avec les députés pour essayer d’apporter des éclaircissements dans le fonctionnement de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) inauguré le 7 décembre dernier. Et sur la question liée au fret, la ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires a indiqué qu’à «partir de la semaine prochaine, toutes les compagnies vont continuer à faire le fret à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Il n’y a aucun problème dans le traitement des vols à Aibd». Le journal L’Obser­vateur, dans son édition du week-end, a fait état d’un certain nombre de compagnies aériennes, notamment «Air France, Corsair, Brussels, entre autres, qui ont mis sous embargo le fret à partir du nouvel aéroport».
Par rapport aux critiques faites par certains députés de l’opposition sur la réception prématurée de l’infrastructure, Mme Seck se veut formelle. «On ne peut pas parler de précipitation si on sait que l’aéroport est construit sur une durée de 10 ans et que les travaux sont terminés depuis 3 mois», a-t-elle déclaré.
Pour cela, elle s’est félicitée du taux de fréquentation du nouvel aéroport. A l’en croire, 200 mouvements à Aibd sont bouclés durant ces 2 jours. 113 mouvements arrivées et départs sont enregistrés. Mais elle reconnait qu’il ne peut pas manquer naturellement de petits problèmes  du fait qu’il ya un basculement d’un aéroport à un autre.
Le ministre a également fait savoir que vendredi, Turkish a embarqué du fret et samedi, c’est le tour de Air France d’embarquer.
Le coût global de l’aéroport a été aussi la principale interrogation au cours des débats à l’Hémicycle.  Et, pour couper court, Maïmouna Ndoye Seck a soutenu qu’en «incluant tout  le fonctionnement de la société Aibd Sa, les dépenses des consultants, les charges finan­ciè­res,  tout a été estimé à 406 milliards de francs Cfa, auxquels s’ajoutent les dépenses supportées par les sociétés SM Kadi et Dakar Katrine, ce qui porte le coût global à 424 milliards de francs Cfa».
Ayant été interpellée sur la sécurité des personnes et de leurs biens, elle rassure qu’en matière de sécurité, Aibd est largement supérieur à Léopold Sedar Sen­ghor. Et elle précise que  toutes les conditions sont réunies par les forces de gendarmeries et de police. Mieux, ajoute Mme Seck, le joyau est doté de près de 200 caméras de surveillance.
Pour les aérodromes régionaux,  la ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires a annoncé le démarrage en 2018, de la construction  de la première phase qui concerne Matam et Ourossogui  et la seconde phase qui concerne Zinguinchor, Tambacounda et Kédougou. Elle a aussi indiqué que la totalité des travaux devra durer 48 mois et au bout de 4 ans, ces 5 aéroports devront être reconstruits et mis à la norme.
Les parlementaires ont aussi interpellé la ministre sur l’implication du secteur privé sénégalais dans l’exploitation commerciale de ce nouvel aéroport, particulièrement dans les services du transport terrestre et les activités de maintenance et de logistique aéroportuaires. Le sort des sociétés d’assistance aéroportuaires, Aviation, handling services (Ahs) et Sénégal handling services S.a (Shs) qui intervenaient à l’aéroport Léopold Sédar Senghor et le redéploiement des travailleurs n’ont pas été oubliés par les intervenants.
Ils ont plaidé pour la baisse du prix des billets d’avion à travers la réduction des redevances et autres taxes aéroportuaires.
L’attention du ministre a été attirée sur les mécanismes de gestion des flux de passagers permettant d’éviter  des encombrements pour sortir de l’aéroport lorsque plusieurs avions atterrissent au même moment.  L’Aibd étant un pilier fondamental du développement socio-économique de notre pays, l’Assem­blée nationale a renouvelé son soutien à la ministre avant de voter à l’unanimité, le budget qui s’élève à 9 milliards 643 millions 337 mille 880 francs Cfa.
bseck@lequotidien.sn

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