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Au nom du principe de secret-défense, les députés ont voté hier sans débats, le budget 2020 du ministère des Forces armées.

Sans surprise, le budget du ministère des Forces armées a été adopté hier à l’Assemblée nationale à l’unanimité. Et sans débats. Il est arrêté à la somme de 198 903 781 661 de francs Cfa en crédits de paiement. Quant aux autorisations d’engagement, elles s’élèvent à 226 163 983 560 de francs Cfa. Et d’après le ministre des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le budget du ministère a connu une hausse de près de 7,9 milliards de francs Cfa.
Au nom du principe de secret-défense, le président de la Commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée nationale, Alioune Badara Diouf, a proposé le vote sans débats. Cependant, la députée Aida Mbodji s’y est opposée. Elle a avancé que le débat est nécessaire. Car, selon elle, les parlementaires devraient au moins se pencher sur la situation de l’hôpital Principal de Dakar sous tutelle des Armées. Plaidant ainsi le relèvement du plateau technique, elle a vu son temps de parole être perturbé par certains de ses collègues. «Pas de commentaires», répond un groupe de députés de la majorité dans un grand brouhaha. «C’est le sens de la responsabilité. Je suis fier de notre Assemblée nationale et de ses députés. Parce que ce dont il s’agit, c’est l’intégrité territoriale de notre pays», a salué le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba. Parce que, dit-il, quand il s’agit de l’Armée nationale, il s’agit à la fois du présent et de l’avenir de notre Nation. Il a aussi rappelé que du Président Léopold Sédar Senghor à Macky en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, il «y a eu toujours un consensus fort autour de notre Armée. Cela n’a jamais été démenti». Ainsi, le ministre a demandé aux représentants du Peuple de faire confiance à l’Armée et de faire bloc autour d’elle. D’ailleurs, il révèle que l’Etat a défini un concept de défense et de sécurité pour protéger ses citoyens face à la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent. Ce n’est pas tout. Car, le Sénégal a à protéger 500 kilomètres de côte où du pétrole et du gaz vont être exploités dans quelques années. Pour cela, soutient le ministre, «nous devons nous mettre dans les conditions de défendre à la fois l’intégrité territoriale mais aussi l’espace maritime, aérien».
Par ailleurs, Me Sidiki Kaba a salué les efforts de la Grande muette avec le concept Armée-Nation, qui a un apport dans le développement du pays. «Parce que, ajoute-t-il, elle a été liée à toutes les actions de développement dans les pistes de production, dans la construction de ponts et dans beaucoup d’autres choses.» Mais aussi le ministre a dit, avec fierté, que le Sénégal a une Armée «républicaine et légale», qui ne s’est jamais engagée dans une aventure de coup d’Etat comme dans certains pays en Afrique. Sidiki Kaba a annoncé le recrutement de 1 500 hommes pour l’Armée et la gendarmerie.

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