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Les députés de la majorité n’en peuvent plus de l’absence de Sonko. Ils ont tout simplement quitté la salle alors que Ousmane Sonko s’apprêtait à prendre la parole ce dimanche 30 juin 2019. Ils ont soutenu que l’ancien inspecteur des impôts ne vient que très rarement à l’hémicycle.

« On me facilite la tâche. Je ne suis pas venu à l’Assemblée nationale pour m’adresser à une majorité transparente. Je suis venu pour m’adresser aux populations et au gouvernement représenté par un ministre de la République. L’air est moins polluant quand nous n’avons pas dans la salle une majorité qui ne comprend rien » a répondu Ousmane Sonko lors du projet de vote de la loi des finances rectificative ce dimanche 30 juin 2019.

Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre des Finances et du budget a donné les 4 raisons qui ont poussé le gouvernement à revoir à la hausse le budget du Sénégal.

La première raison est l’accumulation des pertes commerciales par les distributeurs à 105,309 milliards de francs CFA et qui atteindront, si rien n’est fait, 120, 634 milliards de francs CFA d’ici décembre 2019 ainsi que le besoin d’une subvention de 150 milliards de francs CFA pour la Senelec afin de maintenir les tarifs de l’électricité à leur niveau actuel.

La deuxième avancée par le Gouvernement pour justifier ladite loi, est la mise en œuvre combinée de l’ensemble des mesures d’amélioration des recettes budgétaires qui vont permettre de générer plus de 100 milliards de franc CFA destinés à résorber la baisse des recettes fiscales et les moins-values jusqu’alors enregistrées.

Comme troisième raison explicative de la loi de finances rectificative, monsieur le ministre du Budget tient à la hausse spectaculaire des appuis budgétaires dont le montant cumulé passe de 65 milliards de francs CFA à 294,9 milliards francs CFA, soit une hausse de 229,9 milliards de francs CFA en valeur absolue.

La quatrième raison consiste au renforcement de la préservation de l’écosystème dont la superficie couverte par les forêts qui, renseigne le ministre, connait une perte moyenne de 40 mille hectares par an au Sénégal.

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