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Au crépuscule de cette année 2016, quelques députés ont adopté en séance plénière le projet de loi portant sur la création et la mise en place effective des zones économiques spéciales (Zes), ainsi que sur le dispositif d’incitations applicable dans celles-ci.

Le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat, Khoudia Mbaye, a fait face à la représentation nationale pour débattre du projet de loi portant sur les Zes (Zones économiques spéciales). Les députés présents ont adopté à l’unanimité les deux volets de la loi. Ces Zes doivent permettre d’amorcer un processus d’industrialisation afin, selon le rapport de la commission de l’Economie générale des finances, du plan et de la coopération économique, d’ «accroître le potentiel des exportations, de rééquilibrer la balance commerciale de façon durable et créer massivement des emplois».  Ce projet, comme l’ont souligné certains députés, rappelle l’adoption en 2007 par cette même assemblée du projet de création d’une Zone économique spéciale intégrée (Zesi). Son caractère unique conjugué aux contingences socio-économiques et à des obstacles juridiques n’a pas permis la réalisation de ses objectifs initiaux au plan national. Les principales innovations des Zes sont, d’après Khoudia Mbaye, «la prise en charge de secteurs tels que l’agriculture, l’agrobusiness, des technologies de l’information et de la communication, du tourisme, de la pêche, de l’offre de services médicaux, d’industries manufacturières et de services». Concernant les dispositifs de mise en place des Zes, la ministre souligne que le projet de loi apporte les innovations suivantes, «un regroupement des incitations, une libéralisation de la vente et de l’achat d’électrecité, la prise en compte des dispositions dérogatoires à la législation du travail et des règles de protection de la propriété privée au sein des Zes»

bdavid@lequotidien.sn 

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