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  • Mise en place d’une commission de validation des candidatures
  • Possibilité de recours pour toute candidature rejetée

Le ministre de la Justice a annoncé hier, à l’Assemblée nationale, qu’un droit de recours est prévu pour d’éventuelles candidatures rejetées dans le cadre du parrainage. De son côté, le Premier ministre martèle que Macky Sall «ne fera pas moins que ses prédécesseurs» dans l’organisation de l’élection de 2019.

A la question liée au parrainage, soulevée par le député Souleymane Ndoye, le Premier ministre s’est tourné vers le ministre de la Justice qui, d’un geste de la tête, dit se tenir prêt. Le Pr Ismaïla Madior Fall a «rassuré» l’opposition boycotteuse par l’annonce d’un dispositif pour les candidatures recalées. «Tout candidat disposera d’un droit de recours si sa candidature est rejetée», a précisé le garde des Sceaux hier, lors de la session des «Questions d’actualité». «Un dispositif sera mis en place pour que tous les candidats à la candidature soient représentés pour contrôler le parrainage. Ce ne sera pas le Conseil constitutionnel qui le fera exclusivement», a-t-il indiqué. D’après le ministre, «si le pouvoir voulait éliminer des forces montantes, il aurait choisi le parrainage des élus». Le constitutionnaliste de rappeler : «C’est le cas en France où il faut 500 élus pour une candidature à la Présidentielle. Le parrainage peut également être citoyen. C’est la règle dans la quasi-totalité des démocraties : en Roumanie, en Pologne… Le Sénégal a pratiqué le parrainage des élus en 1963, 1968, 1973. Il fallait une candidature présentée par 10 députés.» Cependant, souligne-t-il, «depuis 1991, notre pays pratique le parrainage citoyen».
Pour le ministre de la Justice, le parrainage qui sera sous peu soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale va mettre «fin à la discrimination entre la candidature indépendante et celle investie par les parties politiques». M. Fall d’ajouter : «Désormais, tout Sénégalais désireux de formuler une offre politique et qui veut candidater à l’élection présidentielle devra présenter sa candidature avec 1% du fichier électoral. Donc, s’il y a 6,5 millions d’inscrits, il faudra à chaque candidature 65 mille signatures de personnes inscrites sur le fichier électoral dans 7 régions au moins à raison de 2 000 par région. Cette réforme veut une rationalisation des candidatures et non une diminution. On veut établir un dispositif pour avoir des candidatures de qualité. Il ne faut pas se retrouver comme aux Législatives avec une cinquantaine de candidats.»

Le Pm : «Macky ne fera pas moins que ses prédécesseurs»
Pour sa part, le Premier ministre a assuré que le Président Macky Sall «ne fera pas moins que ses prédécesseurs» dans l’organisation d’élections libres et transparentes. Avec une pique aux Libéraux et leur projet de quart bloquant en juin 2011, Dionne raille : «On n’a pas dit qu’avec 25% on passe au premier tour. Le gouvernement, en ce qui concerne le ministre de l’Intérieur, s’engage à organiser des élections transparentes.» Sur la longue absence du gouvernement à l’Assemblée nationale, M. Dionne rappelle que l’article 85 de la Constitution dispose que «le gouvernement se présente à l’Assemblée nationale selon une périodicité à fixer d’accords parties». Si Modou Diagne Fada, joint hier, a précisé que cet accord exigeait au gouvernement de se présenter une fois par mois, le Premier ministre a réitéré la disponibilité du gouvernement à venir répondre devant l’Hémicycle.
bgdiop@lequotidien.sn

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