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Pour l’exercice de l’année 2017, le ministère de la Culture et de la communication a vu son budget revu à la hausse. Il est de 27 088 036 740 milliards. Mbagnick Ndiaye promet d’en faire bon usage pour poursuivre ses programmes et relancer les projets de son ministère.

La culture a souvent été vue et perçue comme un secteur de moindre importance dans ce pays. Même les journalistes culturels dans certaines rédactions, ont ce sentiment de «marginalisation» par rapport aux autres desks comme la politique ou l’économie. Pour la première fois dans l’histoire culturelle du Sénégal, le ministère de la Culture dispose désormais d’un budget de 27 088 036 740 F Cfa pour l’exercice 2017 contre 14 635 774 000 F Cfa en 2016, soit une hausse de 12 452 262 740 F Cfa en valeur absolue et 85,08% en valeur relative. De quoi se poser bon nombre de questions. Pourquoi cette subite augmentation de 12 milliards ? Quels sont les projets d’envergure qui nécessitent autant de moyens financiers? De 14 milliards à 27 milliards, la marge est quand même assez grande pour un ministère dont la gestion suscite souvent des polémiques dans les rangs des artistes. Beaucoup d’entre eux fustigent à longueur d’année, l’attitude de la tutelle qui consiste à rester muette face à leur sollicitation financière ou technique. Ce pactole d’argent vient-il à son heure pour régler leurs difficultés ?
Sur les 27 milliards, l’on apprend également qu’il se peut que l’aide à la presse n’en fasse pas partie. Puisque pour en bénéficier, il faudra désormais se «conformer» à la réglementation. D’un autre côté, le département a fait un pas en avant avec l’octroi d’un fonds pour les cultures urbaines qui s‘élèvent à 300 millions de nos francs. Dans le rapport des débats entre le ministère et les députés, on informe également que 12 milliards vont servir  à réhabiliter des sites historiques et la poursuite de programme de construction et d’équipements de centres culturels régionaux. En effet, le ministre a annoncé que son département va poursuivre le programme de construction et d’équipements des centres culturels régionaux (Ccr) comme celui de Thiès qui sera bientôt réfectionné et équipé. Une idée saluée par le député Woulimata Mané qui n’a pas manqué de réclamer la construction d’un Centre culturel pour sa ville d‘origine, Mbour. Sur le même registre, l’appui aux manifestations culturelles est une priorité pour Mbagnick car il participe au développement et à la pérennisation de la culture. Il est d’ailleurs d’avis favorable pour la restauration des manifestations  comme le Fanal, le Ndoyane, le Takhourane, le Khayane, histoire de restaurer le patrimoine immatériel  du Sénégal.
Interpellé sur les conditions d’admission des sites au patrimoine culturel et religieux, ainsi que sur les critères d’éligibilité au projet de réhabilitation des édifices religieux, le ministre a souligné que la sélection des sites pour le classement à ce statut ne relève pas de lui, mais de la direction du Patrimoine culturel. De plus informe-t-il, le statut de patrimoine historique entraine le respect de plusieurs contraintes. Pour ce qui est du projet de réhabilitation des édifices religieux, il a précisé que les actions de son département sont limitées aux sites classés monuments historiques, mais  que les mausolées Lat Dior Diop et Cheikh Anta Diop seront recensés et réfectionnés prochainement. Les parlementaires ont invité le ministre à faire délocaliser le village artisanal de Soumbédioune au monument de la Renaissance africaine compte tenu de son enclavement causé par  la construction du tunnel de la Corniche. A ce plaidoyer, le ministre de la Culture et de la communication a précisé que «cette question relève de la compétence de son collègue en charge de l’Artisanat en émettant des réserves sur la capacité du monument à accueillir cette structure».
Au terme des échanges, les députés ont voté à l’unanimité pour l’augmentation du budget du ministère de la Culture sans oublier d’attirer l’attention du ministre Mbagnick Ndiaye sur quelques autres préoccupations. Selon Mbagnick Ndiaye, cette hausse du budget de son département facilitera les réalisations de ses programmes et projets.

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