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Ansou Sané, DG de l’ANRAC

L’Agence nationale pour la relance des activités socioéconomiques en Casamance (Anrac) a procédé jeudi à une remise d’un don d’engrais, mis à sa disposition par son partenaire l’Office chérifien des phosphates, aux populations de la Casamance doublement impactées par le Covid-19 et le conflit armé. Des populations qui ont entrepris une dynamique de retour au niveau de leurs localités d’origine et qui entendent profiter de la saison pluvieuse pour faire face aux exigences de l’heure.

C’est 100 tonnes d’engrais destinées à près de 2 000 ménages répartis entre les régions de Sédhiou et Ziguinchor, à travers les communes les plus impactées par le conflit armé, qui ont ainsi été remises à des bénéficiaires. C’était lors d’une cérémonie organisée dans la préfecture de Ziguinchor et qui a noté la présence du préfet, du directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités socioéconomiques en Casa­mance (Anrac) et son staff et de tous les partenaires qui s’activent pour la cause de ces populations impactées. Au nom de ces dernières, Jean Pierre Gomis du Cadre de concertation des populations déplacées en mouvement de retour a estimé que ces intrants leur permettront d’avoir un bon rendement et de s’activer dans la production agricole dès que leur installation sera achevée. «L’Anrac a bien réagi par rapport à nos attentes. Et après l’hivernage, ce sera la phase de la reconstruction des habitations. Et là également, nous sollicitons l’Anrac et ses partenaires par rapport à la question hydraulique et la couverture des maisons qui seront reconstruites», plaide-t-il.
Cet appui s’inscrit dans le cadre d’un dispositif d’accompagnement mis en place par l’Etat à travers l’Anrac et plusieurs de ses démembrements ; dispositif renforcé par des partenaires techniques et des Ong. C’est d’ailleurs tout le sens de ce don venu à son heure. Selon le Dg de l’Anrac Ansou Sané, il intervient dans un contexte de saison des pluies où les déplacés s’activent déjà dans les travaux champêtres, en attendant la grande dynamique de retour pour certains. M. Sané a remercié l’Office chérifien des phosphates et tous les partenaires engagés dans ce processus, et qui ont décidé de voler au secours de ces populations.
Le Dg de l’Anrac indique qu’un tel retour appelle à la prise en charge de beaucoup de besoins sur le terrain, afin de garantir une réinsertion et une réintégration économique et sociale de ces populations. «A ce niveau, nous avons élaboré un vaste projet de réinsertion et de réintégration de ces dernières qui va nous permettre de faire la situation de référence, la cartographie des zones déplacées et d’identifier tous les besoins liés à ce retour», a-t-il soutenu en marge de cette cérémonie. Et pour le court terme, il y a, selon lui, un début de prise en charge qui a été amorcé grâce au concours de l’Anrac et des partenaires. Et pour l’essentiel des autres besoins, M. Sané souligne qu’ils sont liés à des infrastructures structurantes telles que celles hydrauliques hospitalières, des écoles, etc. Et à cet effet, il s’agira de regrouper tous les projets/programmes et structures intervenant en Casamance ou agissant au nom de ces populations pour voir des pistes de solutions pour la prise en charge de tous ces besoins. «Il y a en outre la nécessité de prendre en charge des mesures de réinsertion économique pour mieux fixer ces populations, afin d’éviter qu’elles ne se déplacent à nouveau et qu’elles ne s’adonnent à des activités illicites sur le terrain.» Et sur toutes ces questions, l’Anrac et ses partenaires sont en train de réfléchir sur les stratégies à mettre en branle. En attendant, M. Sané se réjouit des instructions fermes données par le chef de l’Etat pour un accompagnement de ce processus de retour. Et ce, en collaboration avec les autorités habilitées à donner le quitus pour le retour.

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