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Accusés d’avoir saccagé, volé et brutalisé plusieurs personnes notamment un vieux de 72 ans,  Ousmane, Abdoul et Ibrahima Sow risquent 20 ans de travaux forcés. Ils répondaient pour des faits d’association de malfaiteurs, vols multiples commis la nuit en réunion avec usage d’arme et violences, les accusés seront fixés sur leur sort le 19 février.


Comparaissant pour les chefs d’association de malfaiteurs, vol multiples commis la nuit en réunion avec usage d’arme et violences, Ousmane, Abdoul et Abdoulaye Sow encourent 20 ans de prison. Les faits s’étaient produits à Sendou dans la nuit du 18 au 19 février 2014. Ce jour-là, les accusés qui étaient au nombre 5 avaient escaladé le mur de la maison de Cheikh Abdou Sylla. Une fois à l’intérieur, ils ont intimé l’ordre au gardien de leur ouvrir la porte sous la menace d’une arme à feu. Quand le gardien s’est plié à leur volonté, ils ne se sont pas fait prier pour voler 8 moutons de la race «Bali Bali».  Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Car le lendemain, c’est la boulangerie Sendou qui a reçu leur visite inopinée. Le vieux Chirarra, âgé de 72 ans et qui se trouve être le maître des lieux, n’a pas été ménagé. En plus d’exercer sur lui des violences, ils ont saccagé aussi sa demeure avant de le conduire de force à l’intérieur de la boulangerie avec ses employés où ils leur ont administré une sévère correction avec des coups de machette. Ils emporteront aussi les téléphones portables des employés.  
Informés de ce vol, les éléments de la gendarmerie de Diamnadio se sont transportés sur les lieux pour mener une enquête. C’est ainsi qu’il a été porté à leur connaissance que certains parmi les malfaiteurs présumés étaient encagoulés. Mais grâce à la réquisition faite à Sonatel, le téléphone portable volé au sieur Yoro a été localisé.
Devant la barre de la Chambre criminelle, les frères Sow ont tous réfuté les faits. Ousmane Sow dira être accusé à tort et que le portable qu’il détenait au moment de son arrestation lui a été remis par Abdou Sow. Les parties civiles ont réclamé en tout 1 million de francs en guise de dommages et intérêts. Car leur avocat estime que le vieux Chirarra a été pris en otage et brutalisé. Il était âgé de 72 ans et il est mort 8 mois après.
Des dénégations battues en brèche par les parties civiles. Antoine Nikéba, gérant de la boulangerie, déclare qu’il avait été tiré de son sommeil vers les coups de 3 heures du matin par des hommes armés de coupe-coupe. Ces derniers lui avaient demandé de leur montrer où se trouve l’argent de la boulangerie en le tirant de force de sa chambre. «Ils m’ont tabassé avec les machettes et ligoté mon patron, et plaqué les employés à terre», a-t-il poursuivi.  Il dit formellement reconnaître Abdoul Sow et Ousmane Sow au cours de cette nuit.
Mamadou Sow soutiendra, quant à lui, que c’est Ibrahima Sow qui a pointé sur lui un fusil. «Ils ont pris mes 31 000 francs et mon portable. Ils ont pris aussi le portable de Yoro. Il avait perdu la vue suite à son agression avant de rendre l’âme», a-t-il déploré.
D’après le maître des poursuites, il y a eu une concertation en vue de commettre ce forfait. «Les faits sont clairs et indiscutablement établis», dit-il en précisant que le vieillard a été maltraité et que c’est ce qui a précipité sa mort. Il a requis 20 ans de travaux forcés contre les accusés.
L’avocat de la défense a, de son côté, a invité la Chambre criminelle à prendre du recul dans cette affaire. «Ce dossier n’est pas clair», souligne-t-il avant de plaider la relaxe pure et simple. La décision sera rendue au 19 février.
justin@lequotidien.sn

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