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Daniel Gomes

Les 20 ans de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams) seront dignement célébrés, ont soutenu les acteurs hier lors d’un point de presse. Depuis le 15 novembre dernier, des plaidoyers, panels, formations et un concert sont en préparation. Des artistes de tous styles musicaux ont répondu présent à l’appel de l’Ams, notamment Didier Awadi, Ismaïla Lô, Viviane, Omar Pène, Thione Seck, Vieux Mac Faye vont prester au Centre culturel français le 7 décembre prochain.
En plus de la scène, des plaidoyers sur le statut de l’artiste, l’éducation musicale surtout à l’école, la lutte contre les viols et violences, l’égalité des artistes sont dans le menu des activités. Des actions qui se feront au courant de l’année entre les neuf pôles, à savoir Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Kaolack, Tambacounda, Diourbel, Louga, Kolda et Saly Mbour, en plus des deux représentations dans la banlieue et à Matam.
La question de la Mutuelle de santé est toujours en bandoulière chez les acteurs des métiers de la musique. Il y a également la loi sur le statut de l’artiste qui n’est pas encore effective. La négociation pour la signature de la convention collective est en cours. Le président de l’Ams tire quand même un bilan positif, non sans reconnaître qu’«il reste encore beaucoup à faire».
Dans son évaluation des vingt ans de parcours, Daniel Gomes n’a rien laissé au hasard. «La loi sur le droit d’auteur, la Convention collective qui est en cours, vont aussi permettre aux musiciens de pouvoir être reconnus comme travailleurs avec un bulletin de salaire, la protection sociale, la caisse de retraite», a listé le président de l’Ams. Un atelier est aussi prévu sur la fiscalité en rapport avec le système qui doit être mis en place pour ces employés atypiques qui n’ont pas de salaire à la fin du mois, mais sont payés par prestation. Une convention «va être signée» dans la même veine avec l’Association des juristes du Sénégal.
L’Association des métiers de la musique reste convaincue de la nécessité d’être une «organisation d’intérêt général», c’est cela qui a abouti à la mise sur pied des structures collectives comme la Sodav. Daniel Gomes appelle par ailleurs toutes les organisations et autres entités éparses à travailler ensemble sur des projets, au-delà des activités de chacun.

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