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Pour la célébration des 20 ans de Seed Project, l’académie de basket basée à Thiès a organisé samedi dernier au Radisson Blu, dans le cadre d’un Hoop Forum, un atelier sur le thème : «L’Afrique, c’est nous, l’Afrique, c’est maintenant.»

Dans le cadre d’un Hoop Forum, un atelier sur le thème : «L’Afrique, c’est nous, l’Afrique, c’est maintenant» s’est tenu samedi dernier. Une rencontre marquée par la présence de personnalités du monde sportif, politique, des légendes de la Nba et de la Wnba, des techniciens, d’experts et autres chefs d’entreprise.
Un moment d’échanges au cours duquel, le développement de l’Afrique a été au centre des débats. Pour cela, les panélistes ont, dans l’ensemble, prôné l’urgence d’aller vers du concret.
Pour la styliste Adama Paris, «l’heure n’est plus à la parole, il faut aller vers du concret», soulignant que «le processus ne pourra se faire sans l’implication des femmes et des jeunes». Dans ce contexte, des pays comme le Rwanda avec plus 64% de femmes au Parlement, de l’Afrique du Sud et même du Sénégal ont été cités en exemple. «On ne peut pas parler de Africa Now sans impliquer les femmes au niveau des responsabilités, car elles sont 50 % à produire ce que nous mangeons dans le continent», argumente Anta Sané, Professeur à l’université de Howard et le président du Comité Olympique Rwandais, Robert Bayigamba.

Le basket et le sport comme vecteur de développement
Au-delà de la jeunesse et des femmes, les panélistes ont mis l’accent sur le basket et le sport en général pour un meilleur devenir du continent. «Nous avons la conviction que le basket et le sport d’une manière générale sont un vecteur de développement. Il nous faut fédérer bon nombre de pays», dira le Fondateur de Seed Academy, Amadou Gallo Fall, satisfait des résultats réalisés avec Seed Academy durant ces 20 dernières années, avec une centaine de jeunes devenus des exemples pour le continent. A l’image de l’international sénégalais des Wolves de Minnesota, Gorgui Sy Dieng.
Longtemps séduit par le projet de Seed Academy, le Sud-soudanais, Luol Deng des Los Angeles Lakers, recommande «une reproduction dans chaque coin du continent». «J’ai toujours été inspiré par ce que Amadou (Gallo Fall) fait au Sénégal. C’est un modèle qui doit être reproduit partout en Afrique. Et à long terme, on aura formé des milliers de jeunes qui pourront assurer la relève», dira-t-il. Ce qui sous-entend la nécessité de disposer d’infrastructures dans tout le continent et des moyens. Abordant dans le même sens, le fondateur de African Develop­ment Solutions, Samba Bathily, estime qu’«il faut croire en l’Afrique. C’est la seule façon de s’assurer de la santé financière, politique ou économique de notre continent». Alors que de son côté, Maya Horgan Famodu, fondatrice de Ingressive Capital, exhorte à «connaître les ressources dont nous disposons afin de les capitaliser en donnant le pouvoir aux entreprises africaines».

Quid du financement ?
Sur ce chapitre, les panélistes conviennent de l’importance d’unir les forces pour atteindre les résultats escomptés. Conscient qu’il est temps de «faire les choses», le président de Diambars de Saly, institut alliant sport-études, créé en février 2003, Saër Seck dira qu’il «est temps de se réveiller». «Le sport n’est plus du loisir, mais de l’industrie. Si 40 joueurs africains de la Nba donnent chacun un million de dollars, ce qui n’est pas rien pour eux, ce sera un énorme pas de franchi», propose-t-il, tout en prenant en compte «les valeurs de l’éducation». Une façon de suivre les pas de légendes qui œuvrent énormément pour le développement du continent. C’est le cas de Amadou Gallo Fall, Maisai Ujiri, président des Toronto Raptors, Dikembe Mutumbo ou encore de chefs d’entreprise comme Samba Bathily. En somme, la création d’une fondation qui pourrait s’appeler «Seed Africa».
wdiallo@lequotidien.sn

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