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Un atelier régional s’est ouvert hier à Dakar pour tenter de définir une politique efficace de préservation des informations en Afrique. 13 Etats sont conviés par l’Unesco.

Les institutions de la mémoire que sont les archives, les bibliothèques, les musées, les centres de documentation, etc. ont, au fil des années, mené des actions déterminantes pour assurer la préservation et l’accessibilité à l’information. En Afrique, ces lieux sont confrontés à la dure réalité du volume important de l’information disponible, du rythme effréné des avancées technologiques, de l’inadéquation, du manque de compétences et des espaces… L’Unesco explique ce constat peu reluisant par «l’absence ou l’inefficacité de la politique de la préservation de l’information».
Hier à Dakar s’est ouvert un atelier régional des indicateurs sur l’élaboration de durabilité de la préservation de l’information. Cette rencontre de 3 jours et qui réunit 13 Etats africains permettra de mettre en place une stratégie en vue d’une formulation d’un premier projet des indicateurs de durabilité de la préservation de l’information. «Au cours des dernières décennies, plusieurs de nos Etats ont fait le choix de s’approprier les Technologies de l’information et de la communication (Tic) pour notamment moderniser les services de l’Etat avec le déploiement des solutions d’e-Administration. Cependant, ces choix politiques et technologiques se sont faits sans toujours prendre en compte les besoins spécifiques de préservation de l’information numérique», a souligné Dimitri Sanga, directeur régional de l’Unesco en Afrique de l’Ouest.
Interpellé, le Sénégal a présenté sa politique de conservation des informations, notamment les archives. Secrétaire général adjoint du gouvernement, Alioune Badara Diop a rappelé que le Sénégal est l’un des premiers pays en Afrique à disposer d’une direction nationale pour les archives. Dans ce sillage, souligne-t-il, les Cahiers de Ponty et les Cartes postales de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) figurent dans le patrimoine mondial de l’Unesco. M. Diop ajoute : «Notre objectif est de ramener les archives au niveau du Building administratif, mais aussi de construire, par le biais de la coopération, un nouveau centre qui va accueillir le service des archives au Sénégal et aller dans le sens de sa numérisation. Ce sera réalisé sous peu parce que nous avons déjà obtenu le financement pour que le Sénégal réalise non seulement la conservation physique, mais aussi celle numérique.»
Néanmoins, nuance le secrétaire général adjoint du gouvernement, les Etats et leurs partenaires doivent mutualiser leurs efforts afin de réaliser une politique durable de préservation de l’information. Une nécessité, d’après le directeur régional de l’Unesco, afin que les Etats africains puissent profiter du développement de l’intelligence artificielle.

bgdiop@lequotidien.sn

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