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Après Cheikh Tidiane Boye, et en attendant El Hadji Amadou Dia qui rencontre la presse aujourd’hui, Le Quotidien met en piste Sara Oualy, un des trois candidats à l’élection du président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, prévue le 16 décembre.
D’emblée, le vice-président de l’instance fédérale a voulu parler de chiffres pour démontrer l’avance qu’il a par rapport à ses deux autres concurrents. «Nous sommes très confiants pour la simple et bonne raison que sur les 14 ligues régionales, les 13 nous soutiennent. Au niveau aussi des clubs, nous sommes majoritaires. Car sur les 85 clubs, les 60 sont avec nous», tient à préciser Sara Oualy, qui se dit «très confiant», avant d’ajouter. «Nous avons multiplié nos visites de proximité. On a sillonné les régions. Et la plupart des clubs nous ont donné leur accord. Ce sont des avantages non négligeables.»
Par rapport à une autre facette de sa stratégie de campagne, le président de la section d’athlétisme de l’As Douane déroule : «Notre programme est essentiellement axé sur la massification, la formation, la gestion de l’élite, la dotation des clubs en matériel didactique et d’entrainement. En fait, il s’agira pour nous de consolider les acquis dans la dernière ligne droite qui nous mène à l’élection.»
Peu médiatisé, Sara Oualy dit opter pour une telle démarche car appartenant à un corps militarisé qu’est la Douane : «A cause de mon statut de Dou­anier, je préfère travailler dans l’ombre.» Un travail axé au niveau de la Fédération «sur le sponsoring, la recherche de moyens financiers». D’ailleurs, c’est sous cet angle qu’il compte booster l’athlétisme sénégalais s’il est élu. «Comme vous le savez, le budget du ministère des Sports a connu une baisse. On ne peut pas tout attendre de l’Etat. C’est pourquoi je compte, avec des partenaires du privé, aller à la recherche de moyens additionnels», promet-il.
Présent depuis plus d’une vingtaine d’années dans le milieu de l’athlétisme, président de l’As Douanes depuis 2006, Sara Oualy a formé de grands noms de l’athlétisme sénégalais, comme entre autres le jeune Amadou Ndiaye.
Au sujet justement de l’athlétisme sénégalais qui a touché le fond ces dernières années, le vice-président de la Fédération ne s’inquiète pas pour autant : «L’avenir de l’athlétisme sénégalais n’est pas alarmant car la relève est assurée. On en veut pour preuve les résultats des championnats de la Région 2 avec des médailles d’or et d’argent récoltées.»
Au niveau international, Sara Oualy est d’avis que «si on arrive à mettre les athlètes dans de bonnes conditions, les résultats vont suivre». «Au niveau international ce n’est pas d’une baguette magique qu’on va créer des champions olympi­ques ou des champions du mon­de. Le travail doit être basé sur le long terme. Si on arrive à leurs trouver des bourses, c’est sûr qu’ils vont émerger.»
Enfin, le candidat à la présidence de la Fédération promet s’il est élu, de «réunir la famille de l’athlétisme et de restructurer la Fédération».
hdiandy@lequotidien.sn

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