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L’autotest de dépistage du Vih va être introduit plus largement au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali. Dans un document, Atlas, qui a lancé ce projet avec des partenaires, souligne que l’objectif est de permettre aux personnes les plus à risque de contracter le virus d’accéder à leur statut sérologique en toute discrétion.

Pour permettre aux personnes les plus à risque de contracter le virus d’accéder à leur statut sérologique en toute discrétion, l’autotest de dépistage du Vih va être introduit plus largement et promu en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Dans un communiqué, le projet Atlas informe que l’objectif c’est aussi que ces personnes «soient mises en relation avec les services de soins ou de prévention». Le document annonce que le projet «financé par Unitaid à hauteur de plus de 15 millions de dollars, est mis en œuvre par le consortium Solidarité thérapeutique et initiatives pour la santé (Solthis) et l’Institut de recherche pour le développement (Ird), en partenariat avec les ministères de la Santé des 3 pays ciblés». Le communiqué renseigne également que le projet Atlas-autotest Vih a été officiellement lancé au Sénégal mardi dernier. Ce projet, souligne le document, «d’une durée de 3 ans et demi, permettra non seulement la distribution de 500 000 kits d’autotest de dépistage du Vih en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal ». Il permettra également «de poser les bases nécessaires au déploiement à grande échelle de cette stratégie de dépistage par les gouvernements et autres partenaires». Ce, souligne-t-on, « avec le concours des partenaires institutionnels, associatifs et de recherche».
Les initiateurs de ce projet soulignent dans leur communiqué que l’enjeu est de taille «à l’heure où l’Onu Sida plaide pour un accès universel au dépistage du Vih pour vaincre l’épidémie d’ici 2030». Surtout en Afrique de l’Ouest et centrale, où «à peine la moitié (48%) des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut». A cela s’ajoute le fait que «la stigmatisation et la discrimination des personnes séropositives représentent des freins majeurs à l’atteinte de l’objectif mondial lié au dépistage». Ainsi, soutiennent-ils, «il est donc indispensable d’innover pour diversifier l’offre de dépistage et pouvoir renverser le cours de l’épidémie». Par ailleurs, les organisations partenaires dans ce projet informent que «même si le taux de personnes contaminées reste modéré en Afrique de l’Ouest et centrale, y compris dans les 3 pays où est mis en œuvre le projet Atlas, l’épidémie de Vih est concentrée dans certains groupes de population tels que les travailleurs ou travailleuses du sexe ou encore les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes». Le but du projet d’Atlas sera d’apporter «une stratégie complémentaire d’offre de dépistage, en permettant, grâce à l’autotest, d’atteindre les populations à haut risque de contracter le virus qui n’accèdent pas aux services de dépistage existants».
dkane@lequotidien.sn

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