PARTAGER

Dans la nuit du dimanche au lundi, une attaque à mains armées a fait un mort et deux blessés dans la commune de Ballou, située dans le département de Bakel, frontalier au Mali et à la Mauritanie. Les assaillants ont emporté près de 2 millions de francs Cfa.

L’insécurité ne règne pas seulement à Dakar et dans sa banlieue. L’intérieur du Sénégal a aussi subi la loi des bandes armées. Dans la nuit du dimanche au lundi vers 23 heures, des assaillants qui seraient venus du Mali, armés de Kalachnikov, ont attaqué une boutique à Ballou, village et chef-lieu de la commune du même nom dans le département de Bakel, situé dans la région de Tambacounda. Le bilan fait état d’un mort et de deux blessés graves.
Le maire de la commune, qui a joint Le Quotidien dans la soirée d’hier, raconte le film. Cheikhna Camara déclare qu’«il s’agit de 5 bandits venus du Mali. Les 4 étaient encagoulés. Il y en a un qui est rentré dans la boutique et qui a demandé au commerçant de lui livrer sa caisse». Selon lui, sans opposer de résistance, le boutiquier a remis ses recettes aux assaillants. Il parle de la somme de 1 million 650 mille francs Cfa, en plus d’une somme d’environ 200 euros, soit de 130 mille francs Cfa et des Ouguiyas, monnaie mauritanienne, emportés par les bandits disparus dans la nature.
Dans son récit, le maire de Ballou apprend qu’«après, ils (les assaillants) se sont rendus sur la terrasse de la maison et ils ont trouvé là-bas des jeunes qui étaient un peu paniqués, puis ont ouvert le feu sur eux». Le corps de la victime, Mamadou Sakho, âgé seulement de 20 ans, a été transporté à Tambacounda pour autopsie. Les deux blessés ont été internés à l’hôpital de Bakel.
Commune frontalière au Mali et à la Mauritanie, Ballou est exposée à toutes sortes de banditisme et de vol de bétail. Le maire lance un cri du cœur. «La commune de Ballou, qui est la commune la plus peuplée du département de Bakel, avec plus de 35 mille habitants, est exposée partamara». Pour cette raison, M. Camara estime qu’«il faut que l’Etat prenne conscience de l’insécurité qui règne dans cette zone». Et de plaider : «Je demande aux autorités vraiment de faire quelque chose pour cette commune, quand on sait qu’au poste de Aroundou (village situé à 2 kilomètres du lieu de l’attaque), il n’y a que 6 gendarmes. Ils n’ont pas de moyens. Il n’y a qu’une seule voiture. Et elle était même en panne quand ils lançaient la traque des bandits.»
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here