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Après les évènements tragiques qui ont eu lieu hier à Tambacounda, le Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) est monté au créneau. «Le bureau exécutif national du Synpics condamne très fermement l’attaque du bus dans lequel se trouvaient 27 journalistes couvrant la campagne électorale du candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), El Hadji Issa Sall, intervenue à la sortie de la ville de Tambacounda, vers Kothiary», indique un communiqué de presse du syndicat. Ce dernier qui condamne fermement les attaques dirigées contre les journalistes assure avoir entrepris les démarches nécessaires pour leur rapatriement. «Le Synpics, en collaboration avec le ministre de l’Intérieur et le commandement de la Gendarmerie nationale, a, sans tarder, entrepris les démarches auprès des autorités compétentes pour que ces journalistes dont la sécurité est mise en péril soient rapatriés sur Dakar», indique la même source. Le syndicat des journalistes espère ainsi que «cette attaque qui n’est pas une première dans l’histoire de la campagne électorale au Sénégal sera la toute dernière», avant d’inviter tous les candidats à l’élection présidentielle à prendre à cœur la sécurité des journalistes mis dans leur cortège. Ces évènements qui ont eu lieu à Tambacounda dans la matinée d’hier ont occasionné la perte de trois vies humaines suite à des affrontements entre les partisans du Pur et ceux du parti au pouvoir. Selon le Synpics, sur le groupe de 27 journalistes qui faisaient partie de la caravane du Pur, huit (8) ont eu des blessures. «Particulièrement deux de nos confrères, gravement blessés, ont fait l’objet d’une prise en charge hospitalière», indique le communiqué de presse. Abondant dans le même sens, l’Association des éditeurs et professionnels de la presse (Appel) demande, en outre, «une coordination de toutes les organisations faitières des médias pour une ou des actions fortes à mener pour condamner et marquer les esprits de tous les candidats engagés dans cette Présidentielle du 24 février pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais». L’Appel n’exclut pas le boycott ou le blackout de tout candidat dont les militants seraient reconnus comme étant agresseurs de journalistes

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