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Sous la menace d’une plainte du Saes qui l’accuse de «blanchiment de formation», la directrice du Cesti peut compter sur le soutien de son syndicat : le Sudes. Ce dernier brandit les preuves d’octroi des attestations aux étudiants béninois et qualifie de «haine aveugle» le combat du Saes contre la directrice Cousson Traoré Sall.

La directrice du Cesti, Cousson Traoré Sall, sort de sa réserve après les accusations de «blanchiment de formation» portées par le Saes dans l’affaire des 52 attestations remises à des étudiants béninois. Dans un communiqué, le Sudes/Enseigne­ment supérieur, syndicat de Mme Cousson Traoré Sall, rappelle que la formation en question a débuté antérieurement à la prise de fonction de la directrice actuelle. De plus, Mme la directrice du Cesti a informé «le comité pédagogique, en sa séance du 10 mai 2019, de toutes les démarches entreprises, des modules à terminer et de la situation financière relative à cette formation».
Le Sudes/Cesti précise que 18 modules d’enseignement ont été dispensés par 29 enseignants du Bénin et du Sénégal. «Au total, 1280 heures de formation ont été dispensées dont 980 consacrées aux matières professionnelles. Tous les modules ont bien évidemment été évalués par les différents intervenants. A la fin de l’enseignement du module «anglais des médias» le lundi 22 juillet, un comité ad hoc, composé de la directrice du Cesti, Mme Cousson Traoré Sall, du directeur des études, M. Mamadou Ndiaye, du chef du projet, M. Mamadou Koumé, et du coordonnateur local, M. Philippe Hado, directeur de journal et ancien étudiant du Cesti, a délibéré le mardi 23 juillet 2019, sur les critères retenus pour la délivrance des attestations de réussite», détaille le Sudes.

«Haine aveugle et déraisonnable» du Saes envers la directrice
Au vu de ces informations, accuser Mme la directrice du Cesti de «gestion solitaire» ou de «manque de transparence», relève d’une «volonté manifeste de tromper l’opinion et de déstabiliser une dame dont la seule faute semble être de ne pas préserver les prébendes dont certains bénéficiaient antérieurement à sa prise de fonction», selon le Sudes/Cesti. Le syndicat juge «irresponsable» que, pour une «vendetta personnelle», l’on se retrouve à «discréditer», aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale, «l’un des établissements les plus prestigieux de l’université Cheikh Anta Diop, établissement qui a formé des centaines de professionnels qui exercent actuellement partout dans le monde en exhibant les valeurs d’intégrité».
Le Sudes/Cesti s’étonne du mutisme des autorités rectorales face à ce «harcèlement public qui vise l’une des deux seules femmes directrices d’un établissement de notre université». Avant d’ajouter : «Quand on en arrive au point où, dans un communiqué de presse, on parle de ‘’gestion boiteuse’’ pour qualifier le travail d’une collègue dont on sait que le handicap s’est aggravé au cours d’une mission universitaire, l’on n’est plus dans le désaccord professionnel mais dans la haine aveugle et déraisonnable.»
La section Sudes/Cesti appelle le Saes, qui a décidé de saisir la justice, à «se ressaisir et à penser à l’intérêt de l’institution qui les emploie et que nous avons le devoir de préserver au-delà de nos éphémères carrières».
mdiatta@lequotidien.sn

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