PARTAGER

Le Premier ministre estime que les adversaires de Macky Sall ne font que «parler» et «errer» et n’ont pas de programme. Boun Abdallah qualifie Idrissa Seck, Madické Niang, Sonko et Issa Sall de «bande des 4».

Boun Abdallah Dionne ne rate presque jamais l’occasion pour tirer sur l’opposition. Hier, alors qu’il représentait le chef de l’Etat au Conseil national extraordinaire du Mpc-L tenu au Cices, il a trouvé un qualificatif aux candidats qui feront face au sien le 24 février. «Le Président Macky Sall a cinq initiatives majeures dans le cadre du Pse qui concernent la jeunesse, les femmes, les nouvelles technologies, l’environnement. Et le dernier entre dans le domaine des cultures urbaines. Nous travaillons et nous ne répondons pas à la bande des 4 qui n’ont pas de programme et qui passent leur temps à parler et à errer çà et là», a décoché le Premier ministre, sans les nommer, à l’endroit de Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et El Hadj Issa Sall.
Cheikh Tidiane Gadio, lui, a réitéré son soutien au candidat de Benno bokk yaakaar. Et, dans ce sens, il annonce qu’il battra campagne particulièrement dans des régions comme Tambacounda «qui ne devrait pas être perçue comme la plus pauvre du pays». Dans un contexte lourd de risques de violences entre l’opposition et le pouvoir, le leader du Mpc-L a lancé un message de paix à l’endroit des protagonistes. Il a indiqué que son mouvement va se démarquer de «la culture politique de la division, des tiraillements, de la paralysie et de l’inaction où l’on a aucun compte à rendre et où l’on passe son temps à insulter, critiquer, démolir, nier, fabriquer, affirmer sans prouver en réveillant constamment le mauvais ange toujours tapis dans les parages et que l’on appelle Fitna». Gadio d’ajouter : «Pour nous, nos concitoyens veulent une maturation démocratique de notre système politique chevillée sur une volonté réelle de concertation des acteurs et de dialogue et non une confrontation permanente et systématique.» Il estime que «notre classe politique doit refuser le choix délibéré et tragique d’être d’accord pour ne pas être d’accord».
Par ailleurs, l’ancien ministre des Affaires étrangères pense que le Sénégal a la «légitimité et le devoir historique de contribuer aux grandes urgences panafricanistes telles que la monnaie commune, la banque centrale commune, la diplomatie commune, la défense et la sécurité communes», entre autres.
Stagiaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here