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Le Sénégal souhaitait récolter 1800 milliards de francs Cfa lors du Groupe consultatif de Paris dans dix jours. Seulement, les offres des partenaires sont tellement importantes, que le gouvernement a revu à la hausse ses prétentions. Malgré tout, celles-ci restent toujours en deçà des offres des courtisans. C’est dire que le Pse de Macky fait l’unanimité, si pas à l’intérieur du pays, du moins hors des frontières.

Le prochain Groupe consultatif de Paris, prévu pour se tenir à partir du 17 décembre prochain, promet déjà d’être aussi fructueux que celui de février 2014. Le Quotidien a appris que le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Ba, est en train de faire une riche moisson de soutien auprès des bailleurs de fonds. Au point que le pays, qui avait souhaité au départ, pour le financement de son Plan de développement stratégique 2019-2024, obtenir un appui de 1800 milliards de francs Cfa, a été encouragé à porter ce montant jusqu’à 3000 milliards de francs Cfa. Or, les partenaires techniques et financiers, dans leurs engagements, ont déjà pulvérisé ce plafond.
Le ministre des Finances, qui a rencontré les dirigeants de l’Agence française de développement (Afd), hier à Paris, a reçu un appui ferme de la part de cette institution. L’Afd a rappelé d’ailleurs dans un communiqué, qu’elle avait financé la première phase du Pse, à hauteur de 1000 milliards de Cfa, alors que son engagement initial avait été de 282 milliards lors du Groupe consultatif de 2014. Ce qui représenterait environ 355% de hausse. Une marque de confiance qui s’est confirmée à Ryadh et à Djeddah, où le ministre Amadou Ba s’était rendu auparavant, pour rencontrer les dirigeants saoudiens ainsi que les dirigeants de la Banque islamique de développement. La Bid, qui se veut une banque de développement de tous les pays musulmans, mais qui est aussi le bras financier de la politique de Ryadh en direction du monde en développement, a déjà à son actif plusieurs milliards de francs Cfa injectés dans de nombreux projets d’infrastructures au Sénégal, notamment le Ter, pour 415 milliards de francs Cfa, ou le programme Promovilles, 214 milliards de francs Cfa, entre autres. Elle a également réaffirmé sa volonté de poursuivre dans le même sens pour le Plan d’actions prioritaires (Pap) du Pse 2.
Le même succès a été rencontré auprès du Fonds saoudien, qui a promis un engagement conséquent. Dans son «Road­show», Amadou Ba a trouvé partout où il est passé, à en croire des personnes qui suivent au près ses déplacements en vue de ce Groupe consultatif, des interlocuteurs on ne peut mieux disposés à l’égard de son pays. La Bid a fait noter que ce qu’elle a accordé au Sénégal ces 4 dernières années, dépasse de loin ce qu’elle avait injecté dans le pays au cours des 40 années précédentes.
La Banque mondiale, qui vient d’accorder au pays 300 millions de dollars d’appui budgétaire, ne voit pas le Sénégal faire chou blanc au cours de ses rencontres de Paris dans une douzaine de jours environ. Et quand on sait qu’à Bretton Woods, depuis longtemps, les institutions marchent à deux, on peut déjà présumer de l’opinion dominante au Fonds monétaire international.
mgueye@lequotidien.sn

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