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L’école française n’est pas bien cotée dans le département de Foundiougne. Ici, la plupart des parents préfèrent envoyer leurs enfants dans les écoles arabes ou franco-arabes. Une situation qui a amené les autorités académiques à préconiser une offre éducative conforme à la volonté des populations locales.

Ia de Fatick.

Dans le département de Foundiougne, les élèves ont actuellement tendance à quitter l’école française au profit des écoles arabes ou franco-arabes. Une situation qui a fini de préoccuper les autorités académiques de la région de Fatick. Selon l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Foundiougne qui s’exprimait hier, lors d’un Comité régional de développement (Crd) consacré à la prochaine rentrée des classes, ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur s’explique par le fait que l’offre éducative n’est pas adaptée à la demande des populations locales. Aussi, Dame Touré a-t-il préconisé de «franco-arabiser» certains écoles et établissements de la localité, conformément à la volonté des parents. Une proposition qui a rencontré l’assentiment de l’Inspecteur d’académie (Ia). Lequel a renseigné par la même occasion que dans les îles du Saloum en particulier, les élèves (garçons notamment) qui désertent l’école française, à défaut de s’inscrire dans les écoles arabes ou franco-arabes, s’engagent la plupart du temps dans l’aventure de l’immigration clandestine. Cela, à en croire Mamadou Niang, a pour conséquence le fait que le ratio entre filles et garçons dans cette partie de l’Ief de Foundiougne est de l’ordre de 75% de filles contre 25% de garçons en moyenne dans les classes. Et pour mieux montrer comment l’école française est désaffectée au profit de l’enseignement arabo-islamique, il explique : «Si vous allez par exemple à Koular Socé ou à Bettenti, vous trouverez une école arabe où il y a entre 700 et 1 000 élèves et un collège où il y a entre 20 et 25 élèves seulement dans les classes, alors que les capacités d’accueil sont deux fois plus importantes», a soutenu l’Ia de Fatick. Mais il faut noter qu’en plus de la préférence aux écoles arabes ou franco-arabes et de l’immigration clandestine, l’activité de pêche ainsi que la lutte traditionnelle constituent également des éléments explicatifs de la désaffection dont est victime l’école française dans le département de Foundiougne.
Revenant à la rentrée des classes à proprement parler, Mamadou Niang a laissé entendre que les dispositions nécessaires ont été prises pour un démarrage effectif des enseignements-apprentissages le jour de la rentrée des classes des élèves prévue le 3 octobre prochain. C’est dans ce cadre d’ailleurs que l’adjoint au gouverneur en charge du Développement a fait un certain nombre de recommandations. Ainsi, El Hadj Malick Sémou Diouf a donné des instructions aux différents services compétents pour, entre autres, le pompage des eaux dans certaines écoles inondées, la désinfection-désinsectisation et le désherbage des écoles et établissements. M. Diouf a aussi invité les acteurs à davantage de sensibilisation pour amener les élèves à retrouver le chemin de l’école le jour de la rentrée, en vue de matérialiser le concept «ubi tey diang tey», cher à la Cosydep.

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