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Icône du théâtre sénégalais, Mamadou Seyba Traoré a fait les beaux jours du Théâtre national Daniel Sorano où il a occupé les fonctions de secrétaire général. Invité à livrer un cours magistral dans le cadre du «Grand oral» périodiquement organisé par la troupe Kaddu Yarakh, Mamadou Seyba Traoré a donné sa lecture de l’impact des séries sur l’éducation des enfants. Le metteur en scène plaide pour le dialogue et la pédagogie.

Les téléfilms diffusés sur les petits écrans sénégalais sont de plus en plus décriés. Ils ont tendance à s’écarter des règles de bonne conduite en diffusant des scènes qui heurtent. Invité à livrer un cours magistral dans le cadre du «Grand oral» organisé périodiquement par la troupe Kaddu Yarakh, Mamadou Seyba Traoré a profité du «Penc mi» pour s’exprimer sur la question en donnant la recette pour éviter que ces téléfilms incriminés n’aient d’effets négatifs sur les enfants. «J’ai toujours dit que je ne crois pas à la censure. La censure ne va rien régler», a argumenté Mamadou Seyba Traoré qui soutient que «la meilleure méthode c’est de parler de ces téléfilms avec nos enfants». «Ces téléfilms, on va en parler à nos enfants. Mais est-ce qu’on s’imagine le nombre incalculable de vidéos que nos enfants, nos neveux voient à longueur de journée ? S’ils ne les voient pas ici, ils vont les voir ailleurs. On n’a même pas la possibilité de dire ce qui est bon ou ce qui ne l’est pas. A mon avis, il urge de former les gens à la lecture de l’image. Qu’ils sachent ce qu’est l’image, comment on doit comprendre l’image pour développer leur esprit critique et qu’ils puissent faire le tri. Sinon avec l’abondance des informations, tout ce que les satellites, les chaînes qui viennent d’ailleurs nous en­voient, on ne peut pas les contrôler. La censure est vaine dans ce cas-là à mon avis», ajoute l’ancien secrétaire général du Théâ­tre national Daniel Sorano à la retraite depuis une vingtaine d’années.

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