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Après Birame Soulèye Diop cuisiné par Thiong, mercredi, 5 autres membres de Pastef ont été auditionnés hier à Ziguinchor par la gendarmerie de Néma avant d’être libérés. Parmi eux, un ancien militaire qui affirme avoir reconnu un gendarme du nom de Nicolas Mendy qui se trouve être son camarade de promotion à Dakar-Bango.

La sortie de Pastef, mardi, accusant le pouvoir d’avoir envoyé des éléments de la Section de recherches de la gendarmerie à son siège et chez sa mère à Ziguinchor, a pris une nouvelle tournure. Mercredi, c’est Birame Soulèye Diop, l’homme qui faisait le récit de la descente des supposés pandores, qui a été cuisiné par la gendarmerie de Thiong. Il sera finalement libéré en fin d’après-midi. Mais, ce n’était que partie remise, car hier 5 autres membres du parti de Ousmane Sonko ont défilé à la gendarmerie de Néma. Il s’agit de Seydina Badji, responsable de Pastef au quartier Lyndiane, et son frère Mohamed El Bachir Badji, Amadou Sonko, frère aîné de Ousmane Sonko, Ndongo Diop alias «Lucky», artiste-musicien vivant aux Etats-Unis et Vieux Sonko alias «Docky», un ancien militaire officiant aujourd’hui dans une pharmacie à Ziguinchor. Ils ont tous été auditionnés pendant plus de quatre heures d’horloge. Ces interpellations seraient en rapport avec les accusations portées par leur mentor contre des agents de services de sécurité qui auraient, disent-ils, débarqué au domicile familial du leader de Pastef Ousmane Sonko pour réclamer des fiches de parrainage à sa maman.

Un ancien militaire dit avoir reconnu un gendarme parmi les éléments
Des sources confirment que le nommé Vieux Sonko aurait déclaré avoir reconnu, parmi les agents de sécurité présents au domicile familial du leader de Pastef, le gendarme Nicolas Mendy pour avoir subi la même formation militaire avec ce dernier à Dakar-Bango en 2001. Une sortie de cet ancien militaire qui a de quoi conforter les responsables de Pastef dans leurs accusations contre la gendarmerie.

La gendarmerie tient des suspects, Pastef veut leur identification
Le Copil national, structure de Pastef, a publié un communiqué dans ce sens. «Dans la matinée d’aujourd’hui (mercredi), la gendarmerie de Ziguinchor s’est rendue, entre autres, au domicile familial du Président Sonko pour poser des questions et dégager ses responsabilités. Elle a affirmé que les personnes qui s’étaient présentées successivement au domicile d’un collecteur de parrainages au quartier Lyndiane, à la permanence du parti et au domicile familial du Président Sonko ne font pas partie de la gendarmerie. Ils ont par ailleurs affirmé avoir alpagué des suspects et qu’ils appelleraient les témoins à venir les identifier, ce qui n’est pas encore fait», informe-t-on. Pastef maintient sa déclaration, mais avec une petite nuance puisqu’il parle de «présomption». «Jusqu’à preuve du contraire, nous maintenons la présomption de l’implication d’éléments de la Gendarmerie nationale d’autant que des témoins affirment avoir formellement identifié un des malfaiteurs comme employé à la délivrance de documents administratifs à la gendarmerie de Ziguinchor. Nous exigeons que la gendarmerie procède à l’identification immédiate des personnes qu’elle aurait appréhendées par nos témoins. Nous attendons de la gendarmerie, connue pour son professionnalisme, de soumettre ces individus à un interrogatoire et de révéler aux Sénégalais les noms et qualité de leurs commanditaires politiques», réclament Sonko et Cie.
La gendarmerie a été formelle, mardi, qu’aucun de ses éléments n’a été déployé chez Sonko à Ziguinchor. Elle consent tout de même qu’il pourrait y avoir des individus qui se seraient identifiés comme membres de leur corps.
imane@lequotidien.sn

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