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Le cas Farba Senghor gêne au sein du Parti démocratique sénégalais. Après avoir lu la déclaration finale du Comité directeur hier, Cheikh Sadibou Fall s’est empressé de passer au wolof. «Où en êtes-vous avec l’affaire Farba Senghor ?», lui lance un journaliste. Mine méprisante, le responsable chargé de la sécurité intérieur du Pds, minimise laconiquement : «Le Comité directeur n’a pas examiné un sujet qui s’appelle «affaire Farba Senghor» qui, à mon sens, n’existe pas. On n’a même pas prononcé son nom lors de la réunion. Farba Senghor n’a pas été auditionné parce que cette affaire dont vous parlez n’existe pas. Nous ne sommes pas la Crei.» Bluff ou mépris ? En tout cas, cette sortie de Cheikh Sadibou Fall a déclenché l’hilarité chez Farba Senghor, contacté dans la soirée.
Le chargé de la propagande du Pds affirme avoir été auditionné de 12h à 16h 30. «J’ai maintenu toutes mes déclarations par rapport à la gestion de Oumar Sarr», persiste M. Senghor qui comparaissait pour ses attaques répétitives à l’endroit du Secré­taire général adjoint du Pds. Après avoir démenti l’existence d’une lettre de Me Abdoulaye Wade le rappelant à l’ordre, il dit : «Je resterai éternellement wadiste. Il faut qu’on fasse la part des choses. Il n’y a aucune lettre me rappelant à l’ordre. Mon nom n’a pas été prononcé. C’est de l’amalgame et de la confusion», jure-t-il après sa sortie de la réunion du Comité directeur soutenant que personne ne peut l’exclure du parti. Farba Senghor prévient que si Oumar Sarr continue de rester au poste, «le parti n’a pas à espérer grand-chose des Légis­latives» de cette année.
Par ailleurs, le Pds  a marqué son soutien à Bamba Fall et Cie emprisonnés dans le cadre du saccage du Bureau politique du 5 mars 2016 à la Maison du parti socialiste. «Le régime n’hésite pas à tomber dans le ridicule en faisant arrêter, inculper et emprisonner des opposants poursuivis de tentative d’assassinat pour avoir versé de l’eau en sachet et jeté du sable sur ceux qui lui ont vendu leur âme», fustigent Oumar Sarr et ses «frères». Pourtant, souligne le Pds, «cette même Justice aux ordres reste étrangement aveugle et muette lorsqu’il s’agit des scandales et tribulations de la famille et du clan présidentiels cités et impliqués dans toutes les affaires aux forts relents de corruption et de détournements».
bgdiop@lequotidien.sn  

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