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Le plaidoyer du Président Macky Sall auprès de ses pairs d’Afrique francophone est attendu pour sauver le Programme de troisième cycle interuniversitaire. Cette école, qui depuis 1992 a formé plus de 3 500 étudiants dont 450 au Sénégal en Master d’économie, est confrontée à des difficultés de financement.

Le Programme de troisième cycle interuniversitaire cherche un second souffle. Mis en place en 1992 par la Conférence des institutions d’enseignement et de recherche économique et de gestion en Afrique (Cierea), ce projet qui a formé plus de 3 500 étudiants au diplôme de Master en économie dont 450 au Sénégal est en panne de financement. Second souffle, l’expression a été lâchée hier par le doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg), Bouna Niang, lors de l’ouverture à l’Ucad 2 du Campus commun des cours à option (Ccco). «La présente session de Dakar ouvre ses portes à un moment important de la vie du programme parce qu’elle marque l’achèvement de la 4ème phase du projet exclusivement financé par la coopération canadienne. Le Ptci devrait mettre la clef sous le paillasson si rien n’est fait», a alerté Pr Tito Nestor Tiehi, directeur général du Ptci.
Un regard franc à l’attention de l’assistance, l’Ivoirien observe un petit silence pour lancer d’une voix empreinte d’émotion, «non, le Ptci ne doit pas disparaître», a-t-il prêché sous les ovations du maigre public composé essentiellement d’étudiants de la Faseg. Justement, pour le doyen de la Faseg, il est de la responsabilité des Etats et des universités africaines de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour sauvegarder ce programme. Dans ces conditions, le messie pourrait venir du Sénégal. «Nous espérons que le Président Macky Sall, parrain de la cérémonie, portera la voix des universités africaines francophones et que son plaidoyer trouvera un écho favorable auprès de ses pairs et des partenaires techniques et financiers», a plaidé Bouna Niang.
En tout cas, insiste M. Tiehi, le Ptci doit être préservé parce qu’étant un «outil de création de richesses, de lutte contre la pauvreté, un véritable instrument d’amélioration du capital hu­main et un signal efficace sur le marché de l’emploi». D’ailleurs, a rappelé le directeur du Ptci, dans le cadre de l’insertion professionnelle, «l’Admi­nistration publique absorbe 64,23% des diplômés du Ptci, le secteur privé 18,75% et les institutions internationales 17,2%». Il faut souligner que dans le cadre de ses activités, le Ptci réunit chaque année des étudiants de 18 nationalités différentes d’Afrique francophone, sélectionnés sur la base de leurs performances académiques. Six villes concentrent chacune un campus d’accueil. Il s’agit de Ouagadougou, qui abrite le siège, Dakar, Abidjan, Cotonou, Libreville, Yaoundé.
bgdiop@lequotidien.sn

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