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Les cas positifs de coronavirus se multiplient et les cas graves forcément. Hier, 3 nouveaux cas graves se sont ajoutés à la liste, portant ainsi le nombre de personnes en réanimation à 15. Une situation qui était prévisible d’autant plus que dès le début de l’apparition de la maladie dans notre pays, le Pr Moussa Seydi avait insisté sur cette éventualité. Lors de ses différentes sorties, il faisait savoir qu’il fallait stopper la propagation du virus pour ne pas être confronté à la multiplication des cas graves qui conduirait aux situations désastreuses constatées dans les autres pays du monde.
Aujourd’hui, plus de deux mois après l’apparition du virus au Sénégal, malgré les mesures restrictives et la sensibilisation pour le respect des gestes barrières, le coronavirus s’est installé dans le pays avec, tous les jours, de nouveaux cas. Et aussi le nombre de morts qui augmente.
Avec l’assouplissement de certaines mesures, il est constaté un relâchement de la population. Ce, dans un contexte où l’on assiste à la saturation des structures sanitaires. Une saturation qui a amené le ministère de la Santé et de l’action sociale à revoir sa stratégie dans la prise en charge des malades. Déjà, il a été adopté la prise en charge extrahospitalière pour les cas asymptomatiques, ensuite il a été retenu de ne plus confiner les personnes contacts dans les réceptifs hôteliers qui sont désormais destinés à accueillir les malades.
Lors d’une émission sur la Tfm, Dr Abdoulaye Bousso n’a pas exclu l’idée d’aller vers une prise en charge à domicile. D’après le directeur du Cous (Centre es opérations d’urgence et de secours), cité par Dakaractu, «la prise en charge à domicile est une stratégie qu’on pourrait aborder si on arrive à une saturation des structures de santé et des réceptifs hôteliers».
Saturation des structures sanitaires, augmentation des cas graves, une situation préoccupante. D’autant plus qu’avec la réouverture des lieux de culte, l’ouverture des marchés 6 jours sur 7 et la reprise prochaine des cours pour les classes d’examen, l’on est appelé à vivre avec le virus.
Pour éviter les cas graves, les spécialistes de la santé, eux, recommandent de protéger les personnes fragiles. Il s’agit, entre autres, des personnes âgées de plus de 60 ans, en surpoids, les porteurs de maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle, cardiopathie, maladies pulmonaires et rénales) et des maladies génétiques (drépanocytose, hémophilie…). Sur sa page Facebook, le Dr Mamadou Mansour Diouf, basé à Bordeaux et qui ne cesse de sensibiliser sur la maladie, souligne que le virus fait ses victimes parmi ces personnes. «Tous les patients qui, depuis le début de la pandémie, se retrouvent en réanimation et dans les morgues au Sénégal, dans le cadre du Covid-19, appartiennent exclusivement à ce groupe de personnes fragiles», a-t-il fait savoir. Le médecin les exhorte ainsi «à continuer leur suivi médical auprès de leurs spécialistes traitant, à suivre régulièrement leurs traitements habituels, à éviter tout écart ou rupture dans leurs traitements et à respecter scrupuleusement les mesures barrières d’hygiène, des mains, de port du masque et de distanciation physique».

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