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Les étudiants peuvent pousser un ouf de soulagement. Ils verront leurs bourses augmenter et le prix des tickets de restaurant revu à la baisse comme l’a décidé Macky Sall, selon le directeur des Bourses.

Le problème des bourses auquel sont confrontés les étudiants ne sera plus qu’un vieux souvenir. Le Président Sall avait décidé d’augmenter le taux des bourses et de baisser le prix des tickets de restaurant suite au drame de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Lassana Konaté, directeur des Bourses du Sénégal, confirme leur application dès la rentrée : «Toutes les décisions sont prises. C’est déjà appliqué.» Il a fait cette déclaration samedi, lors de la cérémonie de l’excellence organisée par la commune de Ouakam. «A la rentrée, on commencera à appliquer les nouveaux taux pour les bourses», dit-il.
Interpellé sur la lancinante question du retard de paiement de ces bourses, M. Konaté rassure les étudiants, contraints souvent de descendre dans la rue pour toucher leur allocation d’études. «En ce qui concerne les paiements, il n’y a pas de retard. Ceux qui sont en règle avec l’administration ont été payés avant d’aller en vacances. A ce niveau, il faudra bien remercier les autorités compétentes du pays, notamment nos partenaires avec lesquels nous travaillons sur les questions des bourses. Tout le monde a mis la main à la pâte», dit-il avant de relever que «ces questions récurrentes ne datent pas d’aujourd’hui». Il ajoute : «Ce qu’il faut dire, c’est que l’Etat du Sénégal a eu à signer une convention avec Ecobank pour le paiement des bourses du public. Mais vu le nombre croissant des étudiants, il s’est posé un problème d’accès parce qu’il n’y a pas assez de guichets pour prendre en même temps l’ensemble des problèmes des étudiants. Ils sont plus de 100 mille boursiers.»
En ce qui concerne les étudiants sénégalais à l’étranger, Lansana Koné estime qu’il n’y a pas de problème de paiement de bourses. «A l’étranger, nous avons deux catégories de bourses. Ceux que l’Etat envoie à travers des bourses de coopération n’ont aucun problème. Mais  il y a des gens qui vont étudier par leurs propres moyens, mais par la suite quand ils n’ont plus les moyens de se prendre en charge, ils viennent réclamer des bourses. On n’a pas d’engagement avec eux», précise-il à l’endroit de ces étudiants. «On le fait dans les moyens du possible. On ne peut pas donner des bourses à tous ceux qui sont à l’étranger. On n’a jamais pris un engagement envers ces gens qui n’a pas été respecté», dit-il.
justin@lequotidien.sn

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