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Le Réseau des entreprises sociales sénégalaises (Resos) de la commune de Thiès a fêté hier ses trois ans d’existence. Une occasion pour les femmes membres de ce réseau de déplorer le manque de financement de leurs activités.

Remobiliser les femmes de la commune de Thiès afin qu’elles puissent contribuer efficacement au développement socioéconomique de la Cité du Rail, telle est l’ambition du Réseau des entreprises sociales sénégalaises (Resos), qui vient de fêter ses trois ans d’existence. Lequel réseau, qui regroupe une vingtaine de groupements féminins, travaille dans l’autonomisation des femmes de l’union communal du Parti socialiste. La présidente Binta Fatime Dieng Diop de soutenir que le Resos a pour objectif de fédérer les femmes de la commune, afin de rendre ses membres plus autonomes sur le plan socioéconomique. Il promeut également le leadership féminin dans la région de Thiès. La pertinence d’une telle approche, repose, en effet, sur le constat que l’apport des femmes leaders pour le développement des territoires est considérable, indique Mme Diop. Qui ajoute que «l’histoire de plusieurs projets et programmes révèle que ces derniers ont connu l’échec dû au manque d’implication des femmes». Dès lors, poursuit la présidente de l’Union communale Ps de Thiès, «il était nécessaire de revoir les politiques mises en vigueur en matière de développement et de la place qu’occupent les femmes. De nos jours, les femmes deviennent de plus en plus autonomes, émancipées et s’adonnent à plusieurs activités génératrices de revenus pour mieux consolider cette autonomie sur le plan financier afin de pouvoir s’autogérer». Elle ajoute : «Aujourd’hui, dans toutes les régions du pays et même dans les zones les plus enclavées, les femmes ressentent et expriment le besoin de se regrouper, de se réunir, de s’associer pour former des groupements, des associations et des mouvements, afin de mettre en place des projets communs qui nécessitent forcément des financements ou appuis.» D’où la création du Resos, pour «fédérer les entreprises œuvrant dans un domaine bien spécifique, notamment le social ainsi d’accompagner les femmes de la ville de Thiès à travers des financements dans leurs Petites et moyennes entreprises».
Toutefois, renseigne-t-elle, le réseau éprouve d’énormes difficultés à accéder aux financements, même s’il a octroyé un montant de 7,5 millions de francs Cfa à ses membres. «Aujourd’hui nous avons 20 groupements membres du Resos et certains d’entre eux n’ont pas encore bénéficié d’un financement par défaut de moyens financiers», déplore Mme Dieng. Pour dire, selon Binta Fatime Dieng, «il y a une insuffisance de moyens financiers. Mais aussi et surtout un manque d’appui qui demeure la principala faiblesse du Resos». Au-delà, elle a annoncé que dans le plan stratégique, le réseau compte mettre en place des projets dont la mise en œuvre nécessite une collaboration ou un partenariat avec le Gie Diaba distribution. Ledit projet consiste à mettre en place des boutiques dans tous les quartiers de la ville de Thiès pour permettre aux femmes membres du Resos d’écouler et de vendre leurs marchandises. Car de l’avis Mme Diop, «ce qui fait la force du Resos, c’est la détermination, l’engagement et la volonté des femmes d’aller de l’avant. Elles sont devenues plus autonomes et compétentes grâce aux séances de formation qui sont organisées au sein du réseau en guise de renforcement de capacités dans leurs différents domaines d’activités».
nfniang@lequotidien.sn

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