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Un chargement de riz au port de Dakar.

Il faudra se fier à la bonté divine pour atteindre l’autosuffisance en riz, si l’on se base sur les explications du coordonnateur du Programme national pour l’autosuffisance en riz (Pnar). Waly Diouf, ambigu sur la question, pense néanmoins que cela est du domaine du possible.

Le Sénégal atteindra-t-il l’autosuffisance en riz cette année ? Si la question reste posée, il faut tout de même rappeler que des experts se sont levés dès le lancement du projet pour dire que c’est impossible. Pour l’heure, à 8 mois de la fin de l’année, le coordonnateur du Programme national pour l’autosuffisance en riz (Pnar) reste ambigu sur la question. Waly Diouf a déclaré qu’il «ne sais pas si oui ou non l’objectif sera atteint parce que l’avenir appartient à Dieu». Avant de tempérer tout de même en ajoutant : «Au rythme de l’augmentation de la production, nous pensons qu’il est parfaitement possible d’avoir à la fin de l’année 1 million 600 mille tonnes.» Toujours est-il qu’il est convaincu que nous devons travailler pour aller vers l’autosuffisance car, explique-t-il «aujourd’hui, en regardant l’économie mondiale, tout converge. Il faut aller vers cette politique parce que beaucoup de chercheurs sont convaincus que le monde va tomber dans une crise rizicole. Maintenant, on l’atteindra ou pas, c’est du domaine de Dieu. Avons-nous, Etat, fait ce qu’on devait faire pour y arriver ? Les acteurs diront si l’Etat a respecté l’ensemble de ses engagements».
Aussi, le coordonnateur du Pnar préfère regarder les efforts consentis dans la production rizicole. «On a quitté 300 mille tonnes pour installer la production à au moins 900 mille tonnes. Ce qui est assez important», a souligné Waly Diouf, hier lors d’un point de presse de la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (Sodagri).
A cette occasion, il a été restitué les résultats du Programme d’appui à la riziculture pluviale au Sénégal. Ainsi, selon la Fao qui a financé ce projet démarré il y a un an, environ mille producteurs ont été appuyés en intrants agricoles dont 65% sont des femmes. 37 Champs écoles-producteurs (Cep) ont été mis en place dans le secteur d’intervention du projet à Kolda et Sédhiou. Ces Cep regroupent 25 à 30 producteurs dans une saison culturale pour leur apprendre comment résoudre les problèmes de gestion de leur milieu et de leurs exploitations. Ainsi, selon toujours la Fao, ils sont 982 producteurs formés aux techniques de production et aux bonnes pratiques agricoles. Ce qui a contribué à atteindre 857 tonnes de riz paddy pour la campagne 2016-2017.
Et pour continuer dans ce sillage, un autre projet a été lancé le mercredi dernier. Il s’agit du Partenariat pour le développement des systèmes rizicoles durables en Afrique sub-saharienne. Ce projet vise, entres autres, à introduire des technologies adaptées et de bonnes pratiques agricoles à travers les Cep appliqués à la riziculture. Un accent particulier sera mis sur l’appui en intrants agricoles de qualité et en équipements agricoles de production et de transformation adaptés. Un renforcement des capacités techniques et organisationnelles des femmes en étuvage du riz est aussi prévu dans le projet qui va durer 2 ans. D’après Thierno Ly, directeur technique de la Sodagri, le montant financé dans ces 2 projets est d’un million de dollars. Waly Diouf, pour sa part, informe que le choix de concentrer ces 2 projets dans les régions de Kolda et de Sédhiou s’explique par le fait de vouloir maximiser les résultats pour les bénéficiaires.
mgaye@lequotidien.sn

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