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Une mer en furie fait encore des dégâts à Saint-Louis. De fortes vagues ont emporté plusieurs dizaine de maisons. Il y a 210 familles impactées dont plus de 73 relogées dans des écoles. En visite sur le site de Ndar Toute, touché par cette catastrophe rampante, le maire de la ville, Mansour Faye, a annoncé une série de mesures visant à accompagner les populations.

Cheikh DIONGUE (Correspondant)

L’avancée de la mer a encore fait des victimes à Saint-Louis. De fortes vagues ont emporté des dizaines de maisons. Dans la nuit du samedi, le maire Mansour Faye, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu auprès des populations relogées à l’école Dodds, la plus grande du quartier de Ndar Toute, l’un des trois quartiers qui composent la Langue de Barbarie. Selon Mansour Faye qui était au chevet de l’ensemble des familles occupant depuis vendredi les salles de classe, ce sont au total 210 familles qui sont impactées par l’avancée de la mer. Ce qui a déjà obligé une bonne partie de ces familles à quitter leurs domiciles. Il faut noter que 73 parmi elles occupent le site visité par l’édile de Saint-Louis qui a fait savoir que d’autres sinistrés sont relogés à l’école Cheikh Touré de Guet-Ndar. Il a dans le même sillage fait savoir que cette visite avait pour but de faire le point sur le nombre de personnes touchées afin de voir les mesures à prendre face à la situation. Parmi les solutions envisagées pour régler ce problème qui prend des proportions inquiétantes, Man­sour Faye a souligné que l’Etat avait déjà initié un projet de mise en place d’une digue de protection d’un coût de 4 milliards dont le démarrage n’est plus qu’une question de temps. A l’en croire, l’entreprise en charge des travaux a déjà établi ses bases à Saint-Louis dans la Langue de Barbarie. A côté de ce projet, il souligne que d’autres infrastructures structurantes seront également mises en place dans les meilleurs délais pour faire face à cette situation qu’il qualifie d’extrême urgence. Il s’agit notamment de la construction d’une bande sécuritaire en dégageant les habitations construites sur la côte sur une quinzaine de mètres. L’objectif est de mettre en place un autre mur de protection en remplacement de l’ancien qui date de l’époque coloniale. Toutefois, M. Mansour Faye qui a offert aux victimes du riz, de l’huile et une enveloppe de 50 mille francs par ménage a fait savoir que pour leur éventuel relogement, l’Administration prendra en charge la question après avoir fait une évaluation exhaustive des familles impactées. Il a déploré par la même occasion le fait que beaucoup de familles refusent de quitter les zones menacées.
Dans le courant de l’année 2017, la mer a plusieurs fois obligé des familles à quitter leurs maisons. Mais cette fois, l’ampleur du phénomène est tel que beaucoup de riverains s’inquiètent même de l’avenir de la Langue de Barbarie qui est de plus en plus menacée. Sur plusieurs kilomètres, la mer a fait tomber le mur de protection construit avant l’indépendance et qui constituait un rempart pour le continent.
cndiongue@lequotidien.sn

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