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Pape Malickou Diakhaté a fêté ses 33 ans, ce 21 juin, jour de la fête de la musique. 33 bougies seulement. Mais l’ancien international sénégalais n’a plus joué un match officiel depuis plus d’une année, depuis précisément le 11 mars 2016 à Bourg-en-Bresse avec l’As Nancy en L2. Il reste sur une saison blanche au cours de laquelle il a dû se contenter d’entraînements avec la réserve nancéienne en Forêt de Haye. Entretien.

Pape, vous considérez-vous comme un joueur encore en activité ?
Disons que je le suis à moitié. Je suis lucide, je sais très bien que ça paraît aujourd’hui compliqué pour moi d’espérer une proposition intéressante pour continuer ma carrière pro. Ça sent la fin mais je n’ai pas encore dit stop dans mon esprit. Je me laisse jusqu’à la fin de ce mercato. Sur un malentendu, il y aura peut-être quelque chose pour moi (amusé). S’il ne se passe rien d’ici là, j’annoncerai pour de bon la fin de ma carrière pro mais je ne rangerai pas les crampons au fond de mon sac. J’aime trop m’entraîner, j’en ai besoin pour mon équilibre.

Participerez-vous à la reprise de l’entraînement avec l’équipe réserve de l’As Nancy ?
Oui, ce sera un plaisir pour moi de travailler avec les jeunes de mon club formateur, d’être là aussi pour leur glisser quelques conseils. D’autant que je me sens très bien physiquement. Je n’ai pas coupé depuis la fin de saison, je continue de me préparer en solitaire, même s’il y a le Ramadan en ce moment.

Pourquoi, à votre avis, n’avez-vous retrouvé un club depuis la fin de votre contrat de six mois à Nancy de janvier à juin 2016 ?
Le foot pro de maintenant, c’est surtout du business. Avec les agents. Moi, à 33 ans, je ne me préoccupe plus de ça, j’avance tout seul. Je le dis sans aucun regret, c’est la vie. Je suis déjà très content de ma carrière. J’ima­gine, aussi, qu’il y a une certaine crainte des clubs à cause de mes soucis de dos, même si je n’ai plus de douleur aujourd’hui. Et puis, il y a mon caractère, un fort caractère mais avec les valeurs de respect et de travail qui sont très importantes. Des valeurs que j’aimerais d’ailleurs transmettre plus tard en tant que coach.

Votre reconversion passera donc par là ?
Bien sûr, Je veux obtenir mes diplômes d’entraîneur. C’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur. J’ai eu l’occasion de donner un coup de main aux entraînements de Laxou il y a un an et demi ainsi qu’à Saint-Max cette saison. Ça m’a conforté dans l’idée que je veux rester dans le foot.

Votre nom a récemment circulé du côté de Lunéville pour à la fois jouer en Nationale 3 et entraîner des jeunes du club. Qu’en est-il réellement ?
Je ne sais pas d’où vient cette rumeur. Je n’ai eu aucun contact. Il n’y a rien à dire de plus. Si une opportunité comme celle-là se présente un jour, j’en parlerai sans problème. Mais à l’heure d’aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Je ne suis pas devin, je ne peux pas deviner ce que me réserve l’avenir mais je vais tout faire pour que ce soit dans le foot. C’est la moitié de ma vie et c’est ce que j’aime par-dessus tout.
Source : Est Républicain

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