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La mise en place d’un championnat professionnel de basket, comme certains acteurs le souhaitent, est prématurée, selon l’ancien directeur technique national, Ousmane Pouye Faye. Ce dernier recommande plutôt un championnat semi-professionnel et la mise en place d’une Ligue professionnelle.

L’ancien directeur technique national, Ousmane Pouye Faye, estime l’idée de la mise en place d’un championnat professionnel au basket, prématurée. «Ce n’est pas faisable pour le moment au regard des statuts des clubs, de leur mode de gestion, de l’insuffisance de leurs moyens et leur manque d’organisation», a-t-il souligné.
Co-invité, samedi dernier du Forum de l’Association nationale de la presse sportive (Anps) via WhatsApp avec son collègue de l’As Douanes, le président de l’Asc Ville de Dakar, Yatma Diaw, a défendu l’idée de la mise en place d’un championnat professionnel. «Ma position est claire sur cette question. Il faut qu’on aille vers un championnat professionnel si nous voulons développer cette discipline», disait M. Diaw. Avant d’ajouter : «Il faut qu’au niveau du basket qu’on puisse grandir et cela doit passer par l’organisation d’un championnat professionnel au Sénégal pour permettre aux clubs de pouvoir vivre du basketball.» Surtout que, selon lui, «les possibilités sont là et il y a des clubs qui de fait sont des professionnels dans leur fonctionnement et leur gestion. Quand tu héberges des joueurs, tu payes des salaires, des primes, une prise en charge énorme du staff technique, ça c’est du professionnalisme. Ce qui reste, c’est de l’organiser». Une position d’ailleurs partagée par le président de la Fédération sénégalaise de football, mais aussi par d’autres acteurs de la discipline.

Problème d’infrastructures, réforme des textes…
Donnant l’exemple d’un club comme le Saltigué de Rufisque, l’ancien Dtn estime que le club ne dispose pas d’un terrain où il est possible de jouer un championnat professionnel. «A moins que les clubs acceptent d’aménager leur infrastructure. On peut par exemple jouer à Demba Diop, à Guédiawaye. Les gens de Saint-Louis peuvent aussi aménager leur terrain. Mais il y a des infrastructures où on ne peut pas jouer», constate-t-il.
Sur le plan administratif également, la mise en place d’un championnat professionnel exige une réforme des textes. «Il faudrait revoir les statuts juridiques de ces clubs», dira-t-il. Avant d’ajouter : «Il faudrait aussi un Championnat national très attractif pour attirer les sponsors. On ne peut pas organiser un championnat à 12 équipes avec des écarts de plus de 30 points. Ce n’est pas ce qu’on appelle du professionnalisme. Pour que les sponsors viennent, il faut que l’offre soit vraiment intéressante.»

«Réfléchir sur un championnat semi-professionnel»
Avec huit à dix équipes financièrement stables, l’ancien international sénégalais préconise un championnat semi-professionnel, géré par une Ligue. «Par contre, on peut réfléchir sur un championnat semi-professionnel avec un niveau très relevé. Etre professionnel ne peut pas simplement dire payer des salaires. Il faut prendre en compte d’autres critères financiers et surtout les infrastructures sur lesquelles nous devons jouer.»
Et selon Pouye Faye, «cette Ligue Pro devra être gérée par des gens qui n’ont rien à voir avec les membres de la Fédération et dans laquelle ne participeront que les clubs qui sont engagés dans le semi-professionnalisme».
Sous ce chapitre, il préconise le retour de l’Asfa, de la Police et aussi une prise en compte des équipes universitaires.

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