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Le Sénégal continue de dominer de la tête au pied le tournoi de la Cedeao. Raflant tous les médailles, les poulains de l’entraîneur Ambroise Sarr ont ajouté une ligne de plus à leur palmarès dimanche soir à l’issue de la 8ème édition disputée au stade Iba Mar Diop. Cette domination sénégalaise frise «l’insolence» au point que cette énième victoire a suscité la réaction de Moustapha Guèye. L’ancien Tigre de Fass de dire que  le Sénégal «n’a plus rien à prouver» en matière de lutte simple au niveau de la sous-région et qu’il faut maintenant former de futurs champions olympiques, avec l’aide de l’Etat.

«Sur le plan africain, il n’y a rien à dire. Le Sénégal n’a plus rien à prouver», a confié l’ancien champion de lutte, Moustapha Guèye, après le sacre des Lions de la lutte dimanche dernier au terme de la 8ème édition du tournoi de la Cedeao. Une brèche dans laquelle s’est engouffré le 2e Tigre de Fass pour soutenir que la tendance devrait être pour le Sénégal de se frotter à ce qui se fait maintenant de mieux sur le plan mondial. «Nous avons besoin maintenant d’un champion olympique, d’un champion du monde. Et les lutteurs valeureux pour réussir ces performances font florès», a indiqué le frère de Mbaye Guèye. Demandant le soutien de l’Etat pour aider le Sénégal à prendre part à des tournois internationaux de lutte, Moustapha Guèye de soutenir que tout le monde doit travailler en ce sens.

«Si on les aide à faire des stages à l’étranger…»
Donnant l’exemple de Alioune Diouf, un lutteur quasiment de sa génération et qui est allé en France se perfectionner, le Fassois de rappeler que ce dernier est parvenu à disputer une finale de championnat d’Europe des clubs avant de se classer troisième au niveau mondial alors qu’il était âgé de 30 ans.
«Ces lutteurs que nous avons sous les yeux sont moins âgés, ils ont une moyenne d’âge de 25 ans. Si on les aide à faire des stages en France, à l’étranger, je vous garantis que cela pourrait nous valoir des satisfactions», ajoute-t-il.
Revenant sur le tournoi de la Cedeao, Tapha Guèye juge «très élevé le niveau du tournoi de la Cedeao». Tout en se félicitant du fait que la suprématie des Lions «reste toujours intacte». Prouvant le fossé existant entre eux et les autres quatorze équipes ayant participé à cette 8ème édition du tournoi de la Cedeao.

Les autres pays doivent faire appel à l’expertise sénégalaise
Pour réduire cet écart, l’ancien Tigre de Fass recommande aux autres pays de la sous-région, de s’attacher les services des techniciens sénégalais pour aider leurs lutteurs à se perfectionner sur le plan technique. Avant de les conseiller à venir disputer les tournois de lutte simple au Sénégal qui ont révélé beaucoup de champions de la trempe des Oumar Kane alias Reug-Reug, capitaine de l’Equipe nationale de lutte. «Le Brésil n’est plus champion du monde. Alors qu’il fut un temps c’est lui qui dominait le football. Le Japon a créé le Sumo, mais est-ce qu’il  domine cette discipline au niveau mondial ? A force de se mesurer aux meilleurs, on arrive à être meilleur», tente-t-il de convaincre.
ambodji@lequotidien.sn

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