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Mor Touré Diao ne veut pas purger la peine qui lui a été infligée en première instance. Jugé pour «viol et pédophilie» sur plusieurs fillettes, il avait été condamné à 10 ans de prison ferme. Mais il n’est pas de cet avis. C’est pourquoi il a interjeté appel pour contester cette décision qui le prive de vendre dans sa boutique. «Je n’ai violé personne», a-t-il soutenu devant le juge. Selon ses dénégations, il est impossible de commettre des actes de cette nature en plein jour, comme le prétendent les parties civiles, âgées entre 4 et 10 ans. Mais selon les déclarations de ses victimes supposées dans le procès-verbal, le boutiquier les conduisait derrière le comptoir pour abuser d’elles. Seule la fillette M. D. Guèye a déclaré que le mis en cause a frotté son sexe sur le sien. Quant aux autres, elles ont soutenu avoir été victimes des agissements de Mor Touré Diao.
D’ailleurs, le certificat médical atteste des pertes d’hymen de ces mômes. Ce qui amène le Parquet général à dire que le prévenu «est un violeur public». A l’en croire, il y a d’autres victimes qui ne figurent pas dans le procès-verbal. Il a requis la confirmation pour, dit-il, mettre Mor Touré Diao hors d’état de nuire.
L’avocat de la défense a, quant à lui, plaidé l’infirmation du verdict de la première instance. Selon lui, dans une boutique où il y a des va-et-vient, on ne peut pas violer des fillettes en les traînant derrière le comptoir. La décision de la Cour d’appel sera rendue le 30 juillet.
justin@lequotidien.sn

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