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Le président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar (Bby), Aymérou Gningue, se veut des plus catégoriques sur la question du fichier électoral : «Nous avons déjà répondu à cette revendication. N’oubliez pas qu’il y a eu un audit indépendant de ce fichier qui, il y a de cela six mois, avait conclu qu’il était fiable à plus de 98%», a-t-il réagi en marge de la cérémonie  d’inauguration de la maternité de sa commune Mérina Ndakhar. Il a poursuivi pour préciser qu’entretemps, il y a eu 500 mille nouvelles inscriptions qui sont venues se greffer à ce fichier. En conséquence, dit-il, ils sont encore ouverts pour que cet audit puisse aussi se faire relativement à ces 500 mille nouvelles inscriptions. M. Gningue a fait remarquer que jamais, dans l’histoire de ce pays, une élection n’a été aussi représentative que le sera cette Présidentielle, quand on sait le nombre d’électeurs inscrits qui sont appelés à y prendre part.  «Nous avons 6,7 millions d’inscrits sur les listes  et que le nombre de cartes en souffrance dans les centres de retrait est estimé à moins 300 mille cartes. Je pense que vraiment, il faut que les gens sachent raison garder mais aussi qu’on comprenne que tous ceux qui bougent ne le font pas dans le sens d’une information juste et correcte des Sénégalais.»
S’agissant de la question de la radicalisation de l’opposition à quelques semaines de la Présidentielle, le maire de Mérina Ndakhar a dit : «Cela ne nous fait pas peur. C’est le jeu politique. Il faut savoir que nous allons vers une échéance électorale importante qui est la Présidentielle, où les candidats, depuis la promulgation de la loi sur le parrainage, se démènent sur le terrain. Je constate que ce n’est pas chose facile car il y a beaucoup de gens qui parlent et je ne suis pas sûr qu’ils ont réuni aujourd’hui les conditions de la recevabilité de leur candidature.» Et pour l’élu, c’est la raison de leur comportement car ce qui leur reste c’est simplement faire de la désinformation, agiter des arguments qui ne peuvent, en aucune manière, ébranler la sérénité de leur candidat Macky Sall, qui cherche à rempiler pour un second mandat.
Le président du groupe parlementaire de Bby n’a pas manqué de décrier le fait certains utilisent de fausses informations pour surfer dans l’esprit des populations. Mais, se réjouit-il,  «le Peuple sénégalais est un peuple mûr, qui vote depuis 1800 et qui connaît ce que c’est le vote. Je pense qu’il faut attendre le 24 février les candidats qui seront acceptés par la cour constitutionnelle, qui est la seule habilitée à accepter les candidatures. A ce moment ils seront connus et on ira vers des élections libres et transparentes».
Réagissant à la décision du Comité de l’Onu, défavorable à l’issue donnée au dossier judiciaire de Karim Wade, le député a dit que le Sénégal n’a aucun problème avec cette recommandation. «Il s’agit d’une recommandation à laquelle le Sénégal va répondre. Mais ce qui est constant, c’est que jamais une décision souveraine de justice prise par les institutions judiciaires de ce pays ne pourra être remise  en cause. Il n’y a de décision qu’une  cour internationale peut prendre pour la faire appliquer de force par un quelconque Etat souverain. Ce n’est pas possible.»
nfniang@lequotidien.sn

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