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Le promoteur Aziz Ndiaye, son père et l’un de ses frères étaient à la barre du Tribunal correctionnel pour répondre des délits présumés d’association de malfaiteurs, recel et mise en vente de denrées impropres à la consommation.

Ce n’était pas une réunion de famille. Le vieux Alé Ndiaye et ses fils Massata et Aziz étaient à la barre du Tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs et mise en vente de denrées impropres à la consommation. Si le Parquet s’en est rapporté à la sagesse du juge pour les délits d’association de malfaiteurs et de recel reprochés à Aziz Ndiaye et Alé Ndiaye, il a requis 1 an avec sursis contre Massata Ndiaye. Ils comparaissent suite à la plainte de Mamadou Kébé à la Division des investigations criminelles (Dic) le 24 juin 2013 pour détournement de marchandises. Il s’agissait de 21 tonnes de riz qui devaient être acheminées à Bamako. Après plusieurs heures d’attente, l’homme d’affaires a saisi le convoyeur qui l’avait mis en rapport avec Abdou Koné pour transporter la marchandise. Sans succès. Après vérification, il s’est rendu compte, dit-il, que c’était du vent.
A Dakar, il a porté plainte avant de poursuivre ses propres recherches. Il a été porté à sa connaissance que son riz a été détourné et qu’il a été acheté par Massata Ndiaye. Devant la barre, ce dernier a déclaré que Abdou Konté lui a vendu 21 tonnes de riz pour une valeur de 84 millions et qu’il a tout revendu à Diaobé après avoir tout reconditionné et mis dans des sacs neutres. Il dit l’avoir acquis avec une facture. Il a argué aussi avoir acheté du riz auprès de la Douane et c’est ce riz qu’il a reconditionné avec celui qu’il a vendu à Koné. Pour sa défense, Aziz Ndiaye soutient avoir appris l’existence du riz qu’une fois à la Dic. Selon lui, il dispose d’un garage de camions et il a permis à son frère d’y stocker sa marchandise. Le vieux Alé Ndiaye estime qu’il a été informé par le gardien que Massata Ndiaye était en train de décharger du riz dans le magasin. «Et je lui ai demandé s’il avait une facture», a-t-il ajouté.
Les avocats de la partie civile estiment que la responsabilité des prévenus est engagée. Con­cernant Aziz Ndiaye, ils pensent qu’il a collaboré en aidant son frère à dissimuler le riz en mettant à sa disposition son magasin situé à Cambérène. A cause de ce préjudice causé à la société Bambi Solution qui a renvoyé ses employés, la partie civile a réclamé en guise de réparation 100 millions de francs. Le Parquet s’en est rapporté à la sagesse du Tribunal pour Aziz et Alé Ndiaye et a requis 1 an assorti du sursis contre Massata Ndiaye. Alors que la défense a plaidé la relaxe en soutenant que les faits ne sont pas établis. La décision sera rendue le 14 février.
justin@lequotidien.sn

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